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Le moral des cadres ne bénéficie plus de "l’effet Macron"

Le moral des décideurs a accusé une forte baisse depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

Le moral des décideurs a accusé une forte baisse depuis l'élection d'Emmanuel Macron. - Flazingo - Flickr - CC

Après avoir bondi au printemps après l’élection du chef de l’État, le moral des décideurs a chuté de huit points en septembre, selon un sondage réalisé pour BFM Business, L’Express, Libération et HEC Paris.

Comme après l'arrivée au pouvoir de ses deux prédécesseurs, il semblerait bien que l’optimisme né de l’élection d’Emmanuel Macron soit en train de s’essouffler du côté des cadres.

Selon un nouveau sondage Viavoice réalisé pour BFM Business, L’Express, Libération et HEC Paris, le moral des décideurs accuse en effet une forte baisse (8 points) par rapport au printemps dernier.

Ainsi, seules 29% des personnes interrogées estiment que le niveau de vie en France s’améliorera d’ici un an, contre 37% il y a quelques mois. 32% pensent en revanche qu’il se dégradera, soit une hausse de neuf points depuis le printemps.

Comme Hollande et Sarkozy

Cependant, "une telle correction quelque mois après une élection présidentielle n’est en rien nouvelle: en septembre 2007, notre indice avait déjà perdu 10 points, comme il avait perdu 10 points en septembre 2012", rappelle Viavoice. François Hollande et Nicolas Sarkozy avaient donc subi le même sort - ce qui n’est pas forcément bon signe. L’indice en question se situe cependant à un niveau bien plus haut qu’au printemps 2012 (22 points d’écart).

Selon l’institut de sondage, ces résultats pourraient en fait traduire une certaine impatience de la part des décideurs. Car ces derniers, interrogés sur les priorités économiques des prochains mois, citent d’abord la baisse de la fiscalité des ménages (49%) et la diminution de la dépense publique (43%), avant la baisse de l’impôt sur les sociétés (37%). Autant de mesures dont le gouvernement ne semble pas, lui, avoir fait sa priorité, prévoyant plutôt un étalement sur le quinquennat.

Celle dont l’application sera immédiate, la réforme du code du travail, ne semble pas revêtir un caractère prioritaire pour les cadres, puisque seuls 33% d’entre eux l’évoquent. Tout comme la réforme de l’Impôt de solidarité sur la fortune (5%) ou la "flat tax" sur les revenus de l’épargne (7%).

Y.D.