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Le groupe Lagardère obtient un prêt garanti par l'Etat de 465 millions d'euros

L'avenir de Lagardère se jouera mardi prochain

L'avenir de Lagardère se jouera mardi prochain - AFP

Sous pression de ses principaux actionnaires, le groupe a aussi largement souffert de la crise sanitaire.

Le groupe Lagardère, dont le chiffre d'affaires est malmené par l'épidémie de Covid-19 et la gouvernance contestée, s'est vu octroyer un prêt garanti par l'Etat de 465 millions d'euros, selon le Journal officiel publié dimanche.

Le groupe, dirigé par Arnaud Lagardère et propriétaire de l'éditeur Hachette, des boutiques Relay ou encore des médias Europe 1, Paris Match et Journal du Dimanche, avait enregistré au troisième trimestre un chiffre d'affaires en recul de 38% à 1,2 milliard d'euros.

Les revenus de la branche de distribution dans les gares et aéroports (le "travel retail" des boutiques Relay et duty free) se sont notamment effondrés de 66% à 393 millions d'euros, après avoir déjà reculé de 55% au premier semestre.

Auprès de douze établissements bancaires

Les prêts garantis par l'Etat (PGE) permettent de faciliter l'octroi d'un emprunt à une entreprise ayant des difficultés de trésorerie. En cas de non-remboursement, l'État s'engage à prendre à sa charge la majeure partie du reste du crédit à rembourser, en l'occurrence 80%.

Selon le texte de l'arrêté, Lagardère SCA a souscrit cet emprunt auprès de douze établissements bancaires, dont BNP Paribas, Commerzbank et Société Générale.

"On prend toutes les mesures nécessaires pour faire face à une crise qui peut être longue", a-t-on commenté dans l'entourage de Lagardère. "Le 'travel retail', comme tous les métiers liés au voyage, est très touché par la pandémie", et la souscription du PGE est une démarche "de bon sens, de bonne gestion" dans ce contexte, assure-t-on.

Le groupe familial, qui est coté en Bourse et a un statut de société en commandite par actions (SCA), fait par ailleurs l'objet d'une fronde de ses deux premiers actionnaires, le groupe Vivendi et le fonds Amber: ils représentent ensemble 49% du capital et critiquent la gouvernance d'Arnaud Lagardère, mais ont échoué jusqu'à présent à obtenir la convocation d'une assemblée générale extraordinaire.

T.L avec AFP