BFM Business

La ville de Vendôme cède son nom à LVMH contre 10.000 euros et des emplois

LVMH et d'autres fleurons tricolores reviennent à des sommets boursiers

LVMH et d'autres fleurons tricolores reviennent à des sommets boursiers - AFP

La ville du Loir-et-Cher a accepté que son nom soit privatisé par le géant du luxe en échange d'investissements pour créer des emplois.

Vendôme cède son nom à LVMH. Le géant mondial du luxe qui utilisait déjà le nom de la ville du Loir-et-Cher pour des produits de maroquinerie va pouvoir l'exploiter sur de la joaillerie. Ce qu'il fait déjà d'ailleurs en référence à la célèbre place Vendôme parisienne.

Mais le groupe va désormais rémunérer la ville qui est propriétaire de la marque "Vendôme". Le maire de la commune Laurent Brillard a indiqué sur Facebook que la décision a été votée en conseil municipal et a recueilli une large majorité.

"Il n'est pas question dans cette cession de marque que le groupe LVMH s'approprie le nom de notre ville dans sa globalité mais bien pour ses seules créations de bijoux, précise le maire de Vendôme. Je tiens à rappeler que le nom "Vendôme" est utilisé partout dans le monde, sans qu'aucune autorisation ne soit nécessaire, pour bien d'autres catégories de produits et de services comme pour les cosmétiques, l'hôtellerie, l'immobilier..."

La commune va toucher 10.000 euros au passage mais compte surtout poursuivre sa relation avec la multinationale afin qu'elle crée des emplois sur la commune. LVMH a installé des ateliers sur la commune et a promis en 2019 la création de 1000 emplois à terme.

"Nous poursuivons un partenariat gagnant pour notre ville, dans la poursuite des investissements déjà réalisés par le groupe LVMH avec la création de 500 emplois", indique Laurent Brillard.

Une aubaine pour la commune dans un contexte économique. En 2020, rappelle France 3 Centre-Val-de-Loire, Vendôme a connu des licenciements annoncés chez l'équipementier aéronautique Thales ainsi que chez Bosch.

Une décision qui ne fait toutefois pas l'unanimité.

"Privatiser ce mot et le transformer en emblème publicitaire est une décision que nous ne pouvons pas partager, s'est ému un élu écologiste d'opposition. Il ne s’agit pas d’une vente temporaire, d’une licence, ou d’une convention d’exploitation mais bien d’une cession définitive à une très grande multinationale pour 10.000 euros."
Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco