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La banque LCL veut fermer ses centres de vacances contre l'avis de son CSE central

La DRH du LCL demande au CSEC de restituer "les centres de vacances de Carnac, Hauteluce, Hendaye, La Turballe et Pramousquier"

La DRH du LCL demande au CSEC de restituer "les centres de vacances de Carnac, Hauteluce, Hendaye, La Turballe et Pramousquier" - PIERRE VERDY / AFP

La banque LCL veut fermer ses centres de vacances, gérés par le comité social et économique central (CSEC) qui dénonce cette décision. Pour LCL, ces sites nécessitent des travaux d'entretien réguliers éloignés de ses compétences.

Dans un courrier adressé fin septembre 2020 au CSEC du groupe, la directrice des ressources humaines (DRH) de la banque LCL (filiale du Crédit Agricole) indique que la banque "ne souhaite pas renouveler le prêt des maisons de vacances", alors que "le contrat de prêt à usage" en cours "arrive à échéance au 31 décembre 2020".

Six centres menacés de fermeture ?

La DRH demande au CSEC de restituer "les centres de vacances de Carnac, Hauteluce, Hendaye, La Turballe et Pramousquier", selon son courrier consulté par l'AFP. La banque y rappelle qu'elle avait déjà ordonné la restitution d'ici au 1er décembre 2020 d'un sixième centre, situé à Meschers (Charente-Maritime).

"Ces centres appartiennent au Crédit lyonnais qui les met à disposition du CSEC. Nous n'avons pas d'explication mais, à mon avis, c'est une question purement financière et la direction va vendre les centres", a déclaré Philippe Kernivinen, représentant syndical FO au CSEC.

Vers un licenciement des employés en CDI des centres

"On avait déjà restitué des centres ces dernières années, mais là c'est un coup de massue. En trois mois, il faut qu'on restitue tout. Le catalogue est déjà sorti, les réservations sont en train de se faire. Les salariés sont abasourdis", a-t-il souligné.



Les séjours dans ces centres sont "très peu chers, subventionnés par le CSEC. Cela permettait à des familles mono-parentales ou en difficultés financières de partir en vacances", a-t-il expliqué.

En outre, a précisé le représentant syndical FO, le CSEC va devoir procéder "au licenciement économique des 16 CDI qui travaillent dans les centres", ainsi que d'"une partie des 16 autres CDI du département vacances au siège". Sans compter l'impact sur les saisonniers, a-t-il noté.

Des travaux d'entretien éloignés des compétences de LCL

De son côté, la direction de LCL a relevé que ces centres, "mis à disposition à titre gratuit" par le groupe, "s'inscrivent dans une offre plus large" de voyages proposés "aux salariés de LCL et permise par la contribution financière de l'entreprise au CSE".

"Entretenir un parc immobilier de loisirs nécessite des travaux d'entretien réguliers qui sont éloignés des compétences de la banque", a ajouté la direction, en précisant que la DRH "ouvrira prochainement une négociation avec les organisations syndicales représentatives pour accompagner cette décision" de fermeture.

F.B. avec AFP