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Walmart augmente de 10% le salaire minimum de ses employés américains

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Le géant américain de la distribution va passer le salaire minimum de plus d'un million d'employés à 11 dollars (9 euros) de l'heure contre 10 dollars actuellement, affirmant que la réforme fiscale de Trump rendait cette hausse possible.

Le géant américain de la distribution Walmart prétexte de la réforme fiscale adoptée aux États-Unis en décembre 2017 pour augmenter ses salariés. Le salaire minimum de plus d'un million d'employés va passer à 11 dollars (9 euros) de l'heure contre 10 dollars (8,2 euros) actuellement (après 3 mois et un programme de formation). L'employeur va aussi verser à ses employés une prime exceptionnelle pouvant atteindre 1000 dollars (824 euros) et va élargir les programmes de congés parentaux et de maternité.

"Nous sommes en train d'évaluer les opportunités apportées par la réforme des impôts, pour investir davantage dans nos clients et nos employés et renforcer notre activité, ce qui devrait bénéficier aux actionnaires", a indiqué Doug McMillon, directeur général de Walmart.

Toutes ces initiatives favorables à ses salariés vont coûter 400 millions de dollars au groupe pour l'exercice en cours et 300 millions de dollars pour le suivant.

Outre-Atlantique, le salaire minimum fédéral est bloqué à 7,25 dollars depuis 2009. Toutefois, 29 sur les 50 États et la capitale fédérale Washington affichent un salaire minimum supérieur au plancher fédéral et 18 ont annoncé des augmentations début janvier 2019.

Les firmes américaines voient leur taux d'imposition baisser de 35 à 21%

Le groupe de distribution, premier employeur américain, est le dernier en date à annoncer un élargissement des avantages sociaux pour ses employés à la suite de la réduction d'impôts offerte aux entreprises par l'administration Trump et adoptée par le Congrès. Les entreprises voient leur taux d'imposition passer de 35% à 21%.

American Airlines, AT&T et Wells Fargo notamment ont accordé des primes, voire des augmentations de salaire, ces dernières semaines. Selon le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui a commenté la nouvelle jeudi 11 janvier 2018, 130 compagnies ont annoncé des bonus et des primes après l'adoption des réductions d'impôts et 2 millions d'Américains bénéficient de ces augmentations.

Mais, pour les sceptiques, ces initiatives représentent jusqu'ici une somme dérisoire par rapport aux gains escomptés de la réduction massive du taux d'imposition. Ils craignent que la manne apportée par cette baisse de la fiscalité soit d'abord utilisée dans des programmes de rachat d'actions, d'augmentation des dividendes et des rémunérations des dirigeants.

F.Bergé avec AFP