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Quand les USA boivent la tasse, les marchés européens trinquent

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L’annonce du président américain George W. Bush d’un plan de relance de 140 milliards de dollars (100 millions d’euros) a plongé les marchés financiers dans la crise.

Nous n’avions plus vu une telle crise boursière depuis le 11 septembre 2001 et les attentats terroristes contre les tours du World Trade Center à New-York. Lundi, les places boursières européennes ont vécu une journée noire : - 6,83% à Paris, - 7,16% à Francfort ou encore – 5,48% à Londres. Même punition pour la bourse de Tokyo (- 3,86%) ainsi qu’en Amérique du Sud où la bourse de Sao Paulo a par exemple perdu 6,6%.
Mardi, sursaut des places financières européennes (Paris cloturera à +2,07%) suite à l'annonce de la réserve fédérale américaine de baisser son taux directeur à 3,5%.

Mercredi, à la mi-journée, rechute généralisée.

La principale cause de ce phénomène est l’annonce vendredi dernier par le président américain George W. Bush d’un plan de relance de 100 millions d’euros. Une déception pour les investisseurs qui attendaient sans doute un plan plus ambitieux de la part de la Maison Blanche. Le problème ne vient peut être pas que de là. « L’origine de cette crise, c’est la crise immobilière en 2006 où on a eu une véritable récession dans le marché immobilier américain, explique Alexandre Bourgeois, économiste au groupe Natexis. Dans le même temps, la réserve fédérale avait remonté ses taux ce qui fait qu’on s’était retrouvé dans une situation très difficile où les taux d’intérêts montaient et les prix des actifs immobiliers reculaient. Les ménages se sont donc retrouvés dans une situation très difficile. Nous sommes donc passés à ce risque de récession au niveau américain et qui pourrait dégénérer en récession mondial ». (Voir extrait sonore ci-contre)

La rédaction avec Henry Darasse