BFM Business

Le milliardaire Warren Buffett défie le milliardaire Donald Trump

VIDÉO - Pour le célèbre milliardaire, soutien officiel d'Hillary Clinton, si le candidat républicain refuse de dévoiler sa feuille d'impôt, c'est qu'il "a quelque chose à craindre".

D'ordinaires se sont les politiciens qui s'envoient des piques entre eux lors des meetings. Mais lundi 1er août, le multimilliardaire américain Warren Buffett, troisième homme le plus riche au monde avec 64,4 milliards de dollars selon Forbes, s'est invité dans l'arène politique, en posant aux côtés de la candidate démocrate Hillary Clinton.

Et, surtout, en taclant sévèrement l'autre prétendant à la Maison Blanche, l'homme d'affaires Donald Trump, désormais adoubé par le camp républicain.

Warren Buffett l'a ainsi mis au défi de rendre publique sa situation fiscale ce qu'il s'est refusé à faire jusqu'à présent. 

"On n'a peur que si on a quelque chose à craindre"

Le magnat de l'immobilier a jusqu'à présent justifié son refus par le fait qu'il subissait un contrôle des services fiscaux américains IRS. Une piètre excuse, selon Warren Buffett.

"J'ai une nouvelle pour lui, je suis en train d'être contrôlé aussi", a-t-il déclaré aux côtés d'Hillary Clinton à Omaha, dans le Nebraska. "On n'a peur que si on a quelque chose à craindre.Il n'a pas peur du service des impôts. Il a peur de vous", a-t-il lancé à la foule, proposant au candidat républicain de le voir "n'importe où, n'importe quand" avant le scrutin du 8 novembre pour examiner en public leurs déclarations fiscales.

Warren Buffett a également vivement critiqué Donald Trump qui, s'en prenant aux parents d'un soldat américain musulman mort au combat en Irak en 2004, a déclenché une vive polémique. "Donald Trump et moi n'avons rien sacrifié", a souligné le célèbre investisseur en référence aux insistances du républicain qu'il a fait "beaucoup de sacrifices".

Et de conclure: "Comment diable pouvez-vous faire face à des parents qui ont perdu un fils et parler d'avoir fait des sacrifices parce que vous construisiez quelques immeubles?"

J.M. avec AFP