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La Fed maintient ses taux d'intérêt

La Fed maintient ses taux d'intérêt (image d'illustration)

La Fed maintient ses taux d'intérêt (image d'illustration) - Keren Bleir - AFP

La banque centrale américaine a laissé les taux d'intérêt inchangés mercredi même si l'inflation s'est rapprochée de la cible longtemps visée des 2%.

Le taux interbancaire au jour le jour est maintenu dans la fourchette de 1,50% à 1,75%, indique un communiqué du Comité monétaire, qui l'avait relevé d'un quart de point (0,25%) en mars. Comme s'y attendaient les marchés, la Réserve fédérale américaine (Fed) a choisi de temporiser alors que deux ou trois autres relèvements des taux sont attendus cette année. La prochaine réunion monétaire est prévue les 12 et 13 juin.

Le Comité monétaire (FOMC), qui s'est prononcé à l'unanimité pour ce statu quo, note dans un communiqué à peine modifié par rapport à celui de la réunion de mars, que "l'inflation générale et celle mesurée hors prix alimentaires et énergétique s'est rapprochée de 2%".

Le département du Commerce a en effet annoncé lundi que l'indice des prix PCE, baromètre favori de la Fed pour surveiller l'augmentation des prix, avait touché pour la première fois depuis un an la cible des 2%. L'inflation sous-jacente est montée, elle, à 1,9%.

La Fed tolèrera que les prix augmentent un peu plus que 2%

C'est un peu plus tôt que ce que projetaient les membres du FOMC dans leurs dernières prévisions qui misaient sur un indice PCE à 2% seulement en 2019. Mercredi, cette réunion monétaire ordinaire ne comportait ni nouvelles prévisions, ni conférence de presse de son président Jerome Powell.

La banque centrale dit s'attendre désormais à ce que l'inflation annuelle s'établisse autour de l'objectif "symétrique" de 2% à moyen terme. Cela signifie que la Fed tolèrera que les prix augmentent un peu plus que 2% avant d'accélérer le rythme de hausse des taux pour éviter une surchauffe.

Son évaluation de l'économie reste très positive, indiquant que le marché de l'emploi continue d'être dynamique et que l'activité a progressé à un "rythme modéré". La Fed reconnaît que la croissance des dépenses des ménages a ralenti (1,1% au premier trimestre contre 4% au quatrième trimestre 2017) mais elle relève que les investissements des entreprises "ont poursuivi leur forte croissance".

En revanche, les membres du Comité se montrent plus prudents sur l'avenir de la croissance. La phrase indiquant "un renforcement des perspectives économiques" a disparu du communiqué.

A.M. avec AFP