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La croissance américaine revue à la hausse

Portée par les exportations, la croissance américaine a nettement été revue à la hausse pour le deuxième trimestre.

Portée par les exportations, la croissance américaine a nettement été revue à la hausse pour le deuxième trimestre. - -

Le PIB américain a progressé de 2,5% au deuxième trimestre, selon les données publiées par le département du commerce, jeudi 29 août. C'est bien plus que les chiffres précédemment annoncés .

La surprise est de taille. Portée par le commerce extérieur, la croissance économique des Etats-Unis a été nettement revue en hausse pour le deuxième trimestre, jeudi 29 août.

Le produit intérieur brut (PIB) américain a en effet progressé de 2,5% en rythme annualisé. Ce qui témoigne à la fois d'une solide progression par rapport à la première estimation officielle (1,7%), et aux trois premiers mois de l'année marqués par une croissance morose (+1,1%), selon les données publiées par le département du Commerce.

Entre avril et juin, la première économie mondiale a donc su résister aux coupes budgétaires massives entrées en vigueur en mars en s'appuyant sur le "rebond des exportations et des investissements non-résidentiels et une baisse moins marquée des dépenses de l'Etat fédéral", a affirmé le ministère.

Bond des exportations

Soutenues notamment par le boom énergétique lié au gaz de schiste aux Etats-Unis, les exportations ont bondi de 8,6% au deuxième trimestre, ce qui constitue leur plus forte progression depuis plus de trois ans. Et ce alors qu'elles s'étaient repliées de 1,3% pendant les trois premiers mois de l'année.

Les importations, qui pèsent à la baisse sur le PIB, ont elles aussi grimpé mais à un rythme légèrement moins marqué (+7%).

"Cela montre combien le fait de vendre ses produits au reste du monde plutôt que de les acheter peut vraiment aider l'économie", a souligné l'économiste indépendant Joel Naroff.

Dans le même temps, les dépenses de l'Etat fédéral ont certes continué à flancher (-1,6%) et à grever la croissance mais à un rythme bien moins prononcé qu'au cours des trois mois précédents (-8,4%).

Y. D. et AFP