BFM Business

L'épave du vol AF 447 Rio-Paris toujours introuvable

Les nouvelles recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris engagées dans un nouveau secteur de l'Atlantique n'ont rien donné à ce jour. La Marine nationale avait décidé le 13 mai de poursuivre les opérations au moyen d'un navire spécialisé et de robots s

Les nouvelles recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris engagées dans un nouveau secteur de l'Atlantique n'ont rien donné à ce jour. La Marine nationale avait décidé le 13 mai de poursuivre les opérations au moyen d'un navire spécialisé et de robots s - -

PARIS - Les recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris engagées dans un nouveau secteur de l'Atlantique par deux robots sous-marins n'ont rien...

PARIS (Reuters) - Les recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris engagées dans un nouveau secteur de l'Atlantique par deux robots sous-marins n'ont rien donné à ce jour, annonce lundi le Bureau enquêtes et analyses (BEA).

Le 12 mai, le BEA avait annoncé l'échec des recherches menées dans un secteur restreint de l'Atlantique après la découverte d'indices nouveaux sur une possible localisation de l'épave.

La Marine nationale avait toutefois décidé de poursuivre dès le lendemain les opérations au moyen d'un navire spécialisé et de robots sous-marins dans une zone située au nord-ouest de la dernière position connue.

"Depuis cette date, les deux Remus, véhicules sous-marins autonomes, ont réalisé la performance de couvrir 500 km2 en six plongées", écrit le BEA dans un communiqué.

Il souligne que la situation météorologique dans la zone a permis la poursuite des recherches dans de bonnes conditions mais "qu'aucun débris de l'épave n'a été localisé à ce jour."

L'accident de l'Airbus français avait fait 228 morts le 1er juin 2009.

Le ministère français de la Défense avait annoncé le 6 mai avoir défini, par une étude en laboratoire, une zone grande comme Paris à l'est de celle retenue initialement. Cette analyse avait isolé le son émis par les balises liées aux "boîtes noires", précisait-il.

L'échec des recherches dans cette zone a suscité une grande déception parmi les familles, les causes de l'accident pouvant être difficilement élucidées sans la découverte des boîtes noires - l'enregistreur de données de vol et celui des conversations du cockpit - de l'appareil.

Seuls des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été jusqu'ici repêchés, immédiatement après l'accident, ainsi qu'une cinquantaine de corps.

L'hypothèse d'une défaillance des sondes "Pitot" de mesure de vitesse équipant ce type d'Airbus a été émise en raison d'incidents précédents. Le BEA l'a envisagée et a émis des recommandations.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse