BFM Business

Janet Yellen ne compte pas réduire le soutien de la FED à l'économie

Janet Yellen a montré sa détermination a soutenir la reprise.

Janet Yellen a montré sa détermination a soutenir la reprise. - -

La future présidente de la Réserve fédérale a, ce jeudi 14 novembre, donné satisfaction aux marchés en indiquant clairement qu'elle ne compte pas diminuer le soutien de son institution à l'économie américaine.

Les marchés voulaient Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed). Pour le moment celles-ci ne les déçoit pas. Lors de son audition devant le Sénat américain, ce jeudi 14 novembre, la future présidente de la Fed a ainsi livré plusieurs signes montrant qu'elle ne compte pas réduire le soutien de la Réserve Fédérale à l'économie américaine.

Elle s'est ainsi dite "déterminée à favoriser une reprise économique solide" aux Etats-Unis. "Il est impératif de faire notre possible pour promouvoir une reprise robuste", a-t-elle insisté.

La Fed injecte, chaque mois, 85 milliards de dollars d'argent frais dans l'économie américaine via des rachats de dettes souveraines et hypothécaires. Cet apport massif de liquidités a pour effet de maintenir les taux bas et, in fine, de soutenir la reprise.

Les marchés apprécient

Mais ces liquidités abondantes ont également des défauts, les économistes estimant que ce soutien risque également de précipiter la création de bulles, notamment sur le marché de la dette. Depuis plusieurs mois, les marchés s'interrogent: la Fed va-t-elle commencer à réduire ces rachats d'actifs pour diminuer le risque?

Janet Yellen semble avoir aujourd'hui balayé d'un revers de la main cette hypothèse à court terme. Ainsi "il n'y a pas de risque perceptible pour la stabilité financière à ce stade", a-t-elle déclaré, ajoutant qu'"il est important de ne pas supprimer le soutien des achats d'obligations tant que la reprise est fragile".

De plus, elle a insisté sur le fait que le programme de rachats d'actifs de la Fed a "des avantages qui dépassent leurs inconvénients". Elle a rappelé que ce plan "n'a pas de calendrier déterminé à l'avance" puisqu'il dépend "des indicateurs économiques" même s'il "ne durera pas éternellement".

Les marchés ont apprécié: peu après ses déclarations le CAC40 a nettement accéléré ses gains, à +0,91%.

Julien Marion