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Imbroglio autour de la dette grecque

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- - Saul Loeb - AFP

"Ce matin, le président de l'eurogroupe se félicitait d'un accord entre la Grèce et ses créanciers. Quelques heures plus tard, le FMI annonce qu'il se refuse à participer au renflouement des caisses du pays."

Le sauvetage de la Grèce continue à mettre ses créanciers à rude épreuve. Ce mercredi matin, le président de l'eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, avait en effet officiellement annoncé l'aboutissement positif des discussions: "Nous sommes arrivés à un accord". Les ministres des Finances de la zone euro avaient trouvé un terrain d'entente sur le déblocage de nouveaux prêts au pays, et sur des "mesures progressives" permettant d'alléger la dette d'Athènes, condition sine qua non du FMI pour qu'il maintienne sa participation à ce nouveau coup de pouce.

Poul Thomsen, le directeur du département Europe du FMI, avait d'ailleurs pris acte de cet accord: "Nous saluons le fait que tout le monde reconnaisse désormais maintenant que la dette grecque n'est pas viable". Laissant entendre que le FMI n'avait plus de raison de refuser son soutien.

Un autre son de cloche

Pourtant, quelques heures plus tard, le son de cloche est bien différent. Le FMI affirme n'être pas prêt en l'état à participer au renflouement de la Grèce aux côtés des Européens. "Nous ne sommes pas dans une situation où le FMI peut dire nous sommes prêts à aller de l'avant mais (...) je crois que nous pouvons y parvenir d'ici à la fin de l'année", a déclaré un responsable.

"La Grèce est dans une situation où elle a besoin d'un déboursement et donc nous sommes bien sûr prêts à faire des concessions. Mais nous n'avons pas cédé sur le fait que nous avons besoin des garanties suffisantes sur l'allègement de la dette", a précisé un responsable de l'institution, sous couvert de l'anonymat. Bref, rien n'est encore joué.

D. L. avec AFP