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FMI: les émergents plombent la croissance mondiale

Au Brésil, la combinaison entre facteurs économiques mal orientés et mouvement social massif va brider la croissance.

Au Brésil, la combinaison entre facteurs économiques mal orientés et mouvement social massif va brider la croissance. - -

Le Fonds monétaire international a publié, mardi 9 juillet, ses nouvelles estimations de croissance mondiales, pour 2013 et 2014, revues à la baisse. Brésil, Afrique du Sud, Russie sont particulièrement touchés par le ralentissement.

Surprise mardi 9 juillet à l'occasion de la publication des dernières prévisions du Fonds monétaire international. L'institution a revu ses estimations de croissance dans le monde en baisse, à 3,1% cette année, puis 3,8% en 2014. Ce sont tout particulièrement les émergents qui inquiètent. Le risque dans ces zones s'est "accru", dit le Fonds monétaire international.

Par rapport aux prévisions d'avril, c’est une nouveauté. Désormais, le principal risque provient de ces zones où les taux de croissance ont plutôt l'habitude d'avoisiner les deux chiffres. Aujourd'hui, c'est dans ces économies que le FMI abaisse le plus drastiquement ses prévisions : 5% de croissance cette année et 5,4% en 2014.

La croissance brésilienne à 2,5% en 2013

Principales économies concernées : le Brésil, l'Afrique du Sud, la Russie. Trois géants au talon d’Achille, touchés par une combinaison de facteurs: des marchés volatiles depuis mai, une demande interieure en berne et un recul du prix des matières premières. Une mauvaise nouvelle pour ces pays exportateurs.

En outre, il y a les facteurs politiques, tels que la mobilisation massive au Brésil contre les inégalités sociales. Un mouvement qui complique les choses pour les dirigeants du pays. Si bien que le Fonds monétaire international ampute ses estimations : le PIB brésilien progressera seulement de 2,5% en 2013 et de 3,2% en 2014.

Autant de raisons qui vont brider la croissance dans le monde. Surtout que les zones qui posaient déjà problème, comme la zone euro, vont continuer de montrer des signes de fragilité.

Aurélie Boris correspondante à New York