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Crise de la zone euro : Merkel refuse d'être montrée du doigt au G20

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La chancelière Angela Merkel, pressée de toute part d'en faire plus pour lutter contre la crise, a prévenu qu'elle ne pouvait assumer seule cette responsabilité au G20, tout en martelant son message pour plus d'Europe.

"Les forces de l'Allemagne ne sont pas illimitées", a déclaré la chancelière allemande au Bundestag, se disant consciente du fait "qu'une fois de plus, tous les yeux seront rivés sur l'Allemagne" lors de cette réunion. "A tous ceux" qui attendent cela de l'Allemagne, "je leur dis: oui, l'Allemagne est forte, elle est le moteur de l'économie et le pôle de stabilité en Europe". Mais "tous les paquets (d'aide) résonneront dans le vide si on surestime les forces de l'Allemagne", estime-t-elle.

L’Allemagne n'est pas épargnée par la crise et les taux de sa dette inquiètent

En réponse à ses paroles, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a invité la chancelière à ne pas "se laisser aller à des formules simplistes. "La situation de l'Europe est suffisamment critique", a-t-il martelé. Or si beaucoup voient en l'Allemagne le problème et la solution pour l'Europe, elle n'est pas épargnée par les problèmes : sa croissance montre des signes de faiblesse et les taux de sa dette inquiétent les investisseurs.