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Gérald Darmanin exclut une réforme nationale sur les 35 heures

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499/1252dabbc86742af54b84aa3fc264 - RMC / BFMTV

Le ministre du Budget a clarifié les propos d'Emmanuel Macron sur la nécessité de travailler plus pour rembourser la dette, en précisant que le gouvernement ne comptait pas prendre de décision à l'échelle nationale sur le temps de travail des Français.

A propos de futures mesures sur le temps de travail des Français "la phrase la plus important du discours d‘Emmanuel Macron" dimanche soir, pour Gerald Darmanin, "c’est ‘Nous ne devons pas tout décider de Paris ‘. Il faut qu’on arrête de décider tout de Paris, de votre micro ou d’un bureau à l’Elysée, à Matignon ou à Bercy", a déclaré le ministre du Budget sur BFMTV et RMC.

"On ne va pas décider du temps de travail des Français, comme madame Aubry l’a décidé jadis", au niveau national, a fait savoir le ministre. "On peut moins travailler dans certaines entreprises quand il y a moins de commandes, ou quand il y a plus de valeur ajoutée, et on peut travailler plus dans certaines entreprises qui ont assez de commandes", a-t-il détaillé.

Travailler éventuellement au-delà de 35 heures n’est pas un sujet pour Gérald Darmanin selon qui les Français le peuvent déjà : "Nicolas Sarkozy l’a fait, les ordonnances Pénicaud" ont renforcé cette possibilité, affirme le ministre.

"Travailler tous" plutôt que "travailler plus"?

"Il faut que le patron ou la patronne décide avec ses salariés", a estimé le ministre, "mais ce n’est pas de Paris qu’on va dire quels horaires on doit faire dans telle usine".

Interrogé au même moment sur Franceinfo sur les mots “travailler davantage” utilisés hier par le président de la République dans son allocution, Bruno Le Maire a de son côté indiqué: "ça veut dire travailler tous, que tous les Français puissent trouver un travail".

Sur la question de savoir s’il s’agissait de toucher aux 35 heures ou de supprimer des congés, "je ne crois pas", a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances. “Il faut que travaillions tous, il faut trouver un travail pour les jeunes qui vont entrer sur le marché du travail, il faut éviter les licenciements massifs des plus de 50 ans, ou relocaliser en France,” a-t-il poursuivi.

Nina Godart