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Bourses européennes : un premier semestre schizophrène

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Le premier semestre 2019 du CAC 40 aura été le meilleur enregistré depuis 1998. En six mois, il a gagné tout comme le DAXX allemand plus de 17%. Pour le Footsie britannique, la hausse a été de 10,37%.

Aussi étrange que cela puisse paraître mais les indices « actions » ont connu un premier semestre florissant malgré les incertitudes économiques et géopolitiques. Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ainsi que les menaces de guerre avec l’Iran ont rythmé les six premiers mois de l’année sans pour autant empêcher une réelle appréciation des cours boursiers. Celle-ci est certes le produit d’un rattrapage intervenant une chute exagérée des valeurs actions à la fin de l’année dernière.

Le premier semestre 2019 du CAC 40 aura été le meilleur enregistré depuis 1998. En six mois, il a gagné tout comme le DAXX allemand plus de 17%. Pour le Footsie britannique, la hausse a été de 10,37% malgré les tergiversations sur le Brexit. Pour l’Eurostoxx 50, le gain a été de plus de 15%. Le Dow Jones a progressé lors du 1er semestre de plus de 14 % et le Nasdaq de plus de 20 %.

Le premier semestre 2019 aura été marqué par une nouvelle baisse des taux d’intérêt avec à la clef celui de l’OAT à 10 ans qui est entré en territoire négatif, une première pour la France. Cette baisse des taux est la conséquence du ralentissement pronostiqué de plusieurs grandes économies mondiales dont la Chine et les Etats-Unis sur fonds de ralentissement du commerce international. Il est aussi le résultat du maintien d’un haut niveau d’épargne à l’échelle mondiale combinée à une aversion aux risque importante. Par ailleurs, les investisseurs anticipent une baisse des taux de la part des banques centrales.

Si le pessimisme règne au niveau des anticipations portant sur le cours de l’économie mondiale, les résultats réels sont pour le moment moins mauvais qu’attendus. Le deuxième semestre sera conditionné par l'évolution des longues négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et par les conditions de réalisation du Brexit qui devrait intervenir au mois d'octobre prochain.

Philippe CREVEL