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Exclusif: BFM Business lance le "Social Ecorama"

Les Français continuent de consommer faiblement

Les Français continuent de consommer faiblement - -

Début de printemps difficile pour le moral des patrons et des consommateurs : telle est la conclusion du "Social Ecorama", le premier baromètre au monde à mesurer l'humeur économique des réseaux sociaux.

BFM Business, Sas institute, spécialiste du traitement massif des données, et le cabinet de conseil en stratégie In Box vous présentent aujourd'hui « Social Ecorama », le premier baromètre au monde à mesurer l’humeur économique des réseaux sociaux.

Pourquoi un tel baromètre ? Parce qu’aujourd’hui, c’est sur les réseaux sociaux que se propagent le plus vite les dernières informations et qu’émergent les nouvelles tendances.

« Social Ecorama » mesurera donc chaque jour le moral des chefs d’entreprise d’un côté, l’humeur des particuliers de l‘autre, à partir de centaines de milliers d’informations (triées sur Twitter, Facebook, etc…), avec l’ambition d’être le premier à repérer les changements de tendances.

Pessimisme des patrons

Pour cette première parution, refaisons le film de notre baromètre depuis le début de l’année : Du côté des ménages comme des chefs d’entreprises, effet nouvel an oblige, une légère embellie avait marqué les deux premières semaines de janvier. Mais cette bouffée d’optimisme n’aura vécu que deux semaines.

Du côté des sociétés, le pessimisme a repris le dessus, puis s’est stabilisé en février, avant de rechuter continument depuis le 11 mars (sauf si l’on tient compte de la bouffée de soulagement provoquée par la signature de l’accord entre partenaires sociaux sur la réforme vers plus de flexisécurité sur le marché du travail).

La crise chypriote a même depuis les derniers jours de mars fait ressurgir les craintes de crise dans la zone euro. Résultat : le nombre de patrons pessimistes excède aujourd’hui le nombre de patrons optimistes de 46% !

Les consommateurs ont mieux tenu le coup puisque le 18 mars, le nombre d’optimistes était presque équivalent au nombre de pessimistes (à 5% près). Mais depuis c’est la dégringolade. Le 2 avril, les moins confiants étaient 28% plus nombreux que les plus confiants !

Quatre inquiétudes incitent les ménages à broyer du noir : la montée du chômage, la baisse du pouvoir d’achat (sentiment renforcé par les hausses de multiples tarifs le 1er avril) et surtout la dégradation des conditions de logement (accentuée par la reprise des expulsions au printemps).

Emmanuel Lechypre