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Les grands patrons montent au créneau aux Etats-Unis pour réclamer le départ de Trump

Alors que Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite, plusieurs grands patrons américains réclament son départ pour assurer la stabilité économique du pays.

Les grands patrons américains appellent Donald Trump à la raison... Alors que le président des Etats-Unis refuse toujours de concéder sa défaite face à Joe Biden à l'élection présidentielle, ils demandent une transition pacifique du pouvoir: une condition essentielle selon eux à la stabilité économique du pays.

"Le moment est venu pour l'unité", a ainsi lancé Jamie Dimon. Le PDG de la banque JP Morgan, l'une des voix les plus influentes du monde financier, appelle au respect de la décision des électeurs.

"Nous devons respecter les résultats de l'élection présidentielle américaine et, comme nous l'avons fait à chaque élection, honorer la décision des électeurs et soutenir une transition du pouvoir" a-t-il indiqué.

Même son de cloche du côté de Bill Ackman. Sur Twitter, le célèbre investisseur, patron du fonds Pershing Square Capital Management, s'emporte à propos du candidat républicain Donald Trump: "Vient un moment dans la bataille où il faut plier la tente. Pensez à votre héritage et ce à qui est le mieux pour le pays."

Les acteurs économiques américains reconnaissent la légitimité des recours juridiques entrepris par Donald Trump mais en l'absence de preuves, "rien n'indique que ces éléments changeront le résultat", résume le Business Roundtable, le lobby des dirigeants des grandes entreprises américaines.

Pour l'Information Technology Industry Council (ITI), l'organisme qui regroupe les entreprises de la tech, "une transition pacifique est indispensable pour apporter de la stabilité aux américains ainsi qu'aux milieux d'affaires internationaux tout en garantissant la compétitivité du pays".

Les grands patrons en profitent également pour fait part de leurs priorités pour ce mandat à venir. Ils demandent notamment un réel plan de lutte contre la pandémie et des investissements massifs pour moderniser les infrastructures du pays.

Raphaël Couderc avec Thomas Leroy