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VTC: Voitures noires placée en redressement judiciaire

Redressement judiciaire pour Voitures noires

Redressement judiciaire pour Voitures noires - Geoffroy Van der Hasselt / AFP

L'entreprise de location de VTC a été placée en "période d'observation" avec poursuite de l'activité dans l'attente de l'entrée de nouveaux investisseurs.

La société de location de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Voitures Noires a été placée en redressement judiciaire, a annoncé lundi à l'AFP son fondateur, en pointe dans la défense du secteur. Karim Ferchiou a évoqué une "décision assez compliquée" rendue nécessaire selon lui pour protéger la centaine de salariés de l'entreprise mais aussi l'activité des quelque 2.000 chauffeurs qui ont recours à ses services.

Voitures Noires est placée en "période d'observation" avec poursuite de l'activité dans l'attente de l'entrée de nouveaux investisseurs, a expliqué Karim Ferchiou, confirmant une information des Echos. "On discute avec plusieurs repreneurs et les affaires sont en train de se clôturer", a-t-il affirmé.

"Le gouvernement sortant nous a fait des misères"

Parmi les raisons évoquées par Karim Ferchiou pour les difficultés de son entreprise figure le ralentissement du secteur, qui avait connu une croissance explosive depuis quatre ans parallèlement au succès de la plateforme de réservation Uber, et alors qu'une loi récente a davantage encadré l'accession à la profession. "Le gouvernement sortant nous a fait des misères, comme supprimer les examens, changer la réglementation tous les quatre matins, en se moquant des dommages collatéraux", a dénoncé Karim Ferchiou, en s'alarmant aussi d'une "absence de visibilité" pour son secteur d'activité de la part du nouveau gouvernement.

Karim Ferchiou a fondé Voitures Noires en 2013. La société, qui compte une centaine de salariés, se distingue par une approche empruntant aux codes du luxe et propose des véhicules en location clé en main, mais aussi des services annexes aux chauffeurs. Lors des manifestations de VTC au début de l'année 2016, Karim Ferchiou avait été l'un des porte-voix médiatiques de la défense du secteur face aux taxis qui avaient alors obtenu des gages du gouvernement.

P.L avec AFP