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Thierry Lespiaucq nommé à la tête de Volkswagen France

Thierry Lespiaucq nommé directeur de Volkswagen France dans un contexte délicat

Thierry Lespiaucq nommé directeur de Volkswagen France dans un contexte délicat - ODD ANDERSEN / AFP

Le nouveau directeur de la filiale française a déjà travaillé pour le groupe dans l'Hexagone, mais également au Mexique et en Inde.

En pleine tourmente, Volkswagen France vient de nommer ce lundi son nouveau directeur. Entre le scandale du "dieselgate" et les récents soupçons concernant des chiffres de livraisons inexacts, c'est dans un contexte délicat que la filiale du groupe automobile a placé à sa tête Thierry Lespiaucq. 

Responsable de Volkswagen en Inde depuis 2014, Thierry Lespiaucq prendra ses nouvelles fonctions à compter du 1er août. "Dans ses fonctions de président du directoire, Thierry Lespiaucq aura la responsabilité de la filiale française (750 collaborateurs) et du développement des cinq marques distribuées en France", a souligné le groupe automobile allemand.

Thierry Lespiaucq a déjà travaillé en France pour Volkswagen entre 2004 et 2010, en tant que directeur de la marque du même nom, avant de diriger la filiale mexicaine du géant allemand, selon le groupe.

Mensonges sur les chiffres de livraisons

Le nouveau directeur de la filiale succède à Jacques Rivoal dont le départ pour "divergences stratégiques" a été annoncé le 10 mai dernier. Le magazine allemand Spiegel a d'ailleurs jeté une nouvelle lumière sur cette démission en révélant vendredi dernier que Volkswagen France avait menti pendant des années à sa maison-mère sur ses chiffres de livraisons.

Selon le journal, près de 800.000 véhicules de marque VW, Audi, Seat, Skoda et VW Utilitaires ont été signalés par les responsables de Volkswagen France comme étant déjà livrés aux clients alors qu'ils n'étaient pas encore immatriculés, et certains ont même été immatriculés plusieurs mois voire années après avoir été signalés comme livrés. Volkswagen s'est refusé à tout commentaire à ce sujet.

La menace du "dieselgate"

Le groupe est de loin le premier importateur de voitures particulières neuves en France. En 2016, il détenait une part de marché avoisinant les 13% dans l'Hexagone, avec quelque 258.600 nouvelles immatriculations. Mais Volkswagen reste aussi sous la menace des conséquences du "dieselgate", l'emploi présumé d'un logiciel de gestion du fonctionnement du moteur destiné à frauder les tests anti-pollution de certains véhicules diesel.

L'entreprise a été entendue par la justice et placée sous le statut de témoin assisté, avait indiqué le 23 mai une source proche du dossier à l'AFP. Volkswagen conteste le caractère frauduleux du logiciel. Le parquet de Paris avait ouvert en février 2016 une information judiciaire pour tromperie aggravée contre l'entreprise, qui pourrait selon la Répression des fraudes risquer jusqu'à 19,73 milliards d'euros d'amende.

P.L avec AFP