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Tesla voit ses ventes bondir de 50% en 2019

Cette Tesla Model 3 est l'une des premières produites dans la Gigafactory de Shanghai, en Chine.

Cette Tesla Model 3 est l'une des premières produites dans la Gigafactory de Shanghai, en Chine. - Tesla China

Le constructeur de voitures électriques a notamment profité du succès de sa berline Model 3. Sa capitalisation se hisse désormais à 81 milliards de dollars, distançant les acteurs historiques comme GM et Ford.

Le millésime 2019 est particulièrement brillant pour Tesla qui affiche des ventes mondiales en hausse de 50% à 367.500 véhicules électriques, confirmant ses objectifs. Rien que sur le dernier trimestre, 112.000 voitures ont été livrées. Le groupe profite du succès de sa berline Model 3 qui représentait sur la période 92.550 ventes.

Après deux trimestres dans le rouge, Tesla est revenu à la rentabilité au troisième trimestre. Vendredi, le titre progressait encore d'un peu plus de 4% à plus de 447 dollars et Tesla affichait une capitalisation boursière de 81 milliards de dollars, soit bien plus que la capitalisation d'acteurs historiques comme General Motors (53 milliards de dollars) et Ford Motor (37 milliards). L'action a grimpé de presque 46% en un an.

Action en hausse de 46% en un an

"Nous continuons de nous concentrer sur l'expansion de notre production aux Etats-Unis ainsi que dans notre nouvelle unité de production à Shanghai", écrit l'entreprise vendredi, qui précise qu'elle y a déjà "produit 1.000 véhicules vendables et commencé les livraisons".

Tesla affirme aussi --pour tenter de lever les doutes émis par certains analystes-- avoir démontré la capacité de la nouvelle usine "à produire plus de 3.000 unités par semaine".

L'implantation chinoise est cruciale pour la conquête d'une partie du plus important marché de véhicules électriques du monde. Accessoirement, produire sur place permet à Tesla d'échapper aux taxes punitives imposées après le déclenchement d'une féroce guerre commerciale par Donald Trump contre la Chine.

Tesla y est choyé par les autorités: alors que la Chine impose traditionnellement aux groupes étrangers présents sur son sol de nouer une alliance avec une entreprise locale, Tesla détient la totalité de l'usine de Shanghai. 

De plus, Pékin a promis l'exonération d'une taxe pour les acheteurs d'un Model 3 et accordé une subvention jusqu'à 25.000 yuans à l'achat d'un véhicule de la marque américaine produit sur place.

Cap sur l'Europe

Les ambitions à l'étranger ne s'arrêtent pas à la Chine et Elon Musk compte s'attaquer de façon plus décisive au marché européen. Il a annoncé mi-novembre qu'il allait construire une usine géante en banlieue de Berlin, qui fabriquera des batteries, la motorisation et les véhicules, dont le Model Y, qui doit voir le jour en 2020. 

Tesla représente 30% du marché européen de voitures électriques à batteries, d'après Matthias Schmidt, un analyste spécialiste de l'industrie automobile.

Et puis fin novembre, Elon Musk a dévoilé le "cybertruck", un pick-up aux lignes anguleuses et 100% électrique, au cours d'un show futuriste kitsch dont il a le secret. 

On est loin de la tourmente de l'été quand elle évoluait nettement en-dessous de 200 dollars en raison d'inquiétudes sur le fait que le constructeur pourrait se retrouver à court de liquidités.

Le fantasque fondateur du constructeur automobile mais aussi de SpaceX, avec laquelle il veut coloniser Mars, avait plus tôt dans l'année soldé son différend avec le gendarme américain de la Bourse (SEC), lassé de ses tweets intempestifs.

Accusé une première fois d'avoir induit les investisseurs en erreur et soupçonné d'avoir voulu gonfler le prix de l'action pour faire mordre la poussière aux investisseurs qui pariaient sur sa chute, M. Musk avait péché une nouvelle fois aux yeux de la SEC en affichant des objectifs de production chiffrés qu'il n'a pas su étayer.

Le gendarme et le milliardaire ont finalement trouvé un accord à l'amiable en avril et M. Musk est désormais censé faire valider ses tweets.

OC avec AFP