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Restructuration d'Alitalia: direction et syndicats signent un "préaccord"

Un préaccord trouvé entre syndicats et direction d'Alitalia

Un préaccord trouvé entre syndicats et direction d'Alitalia - ALBERTO PIZZOLI / AFP

Ce préaccord établi dans le cadre du plan de réorganisation de l'entreprise devra être soumis à un référendum auprès des salariés. Il prévoit notamment une diminution du nombre de suppressions d'emplois prévues compensée par un effort de productivité.

Vers une sortie de crise? La direction et les syndicats de la compagnie italienne Alitalia, qui entend supprimer plus de 2.000 emplois dans le cadre d'une vaste réorganisation, sont parvenus ce vendredi à un préaccord dont la validation sera soumise à un référendum auprès des salariés. "Les parties ont signé un document qui va vers le mieux (par rapport au précédent plan industriel) en ce qui concerne le nombre de licenciements, le recours à des sous-traitants ou les baisses de salaires", a déclaré le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda. 

Dans ce préaccord, les suppressions d'emplois sur les contrats à durée indéterminée passent de 1.338 à 980, pour un effectif total d'environ 12.500 salariés. La réduction des salaires des personnels navigants est, elle, ramenée de 30% à 8%. En contrepartie, un effort de productivité équivalent à 369 millions d'euros sur cinq ans (contre 258 millions précédemment) est demandé aux navigants qui verront notamment leurs jours de repos annuels passer de 120 à 108. Des primes de retraite anticipée sont également prévues pour les pilotes et copilotes.

Un référendum attendu dans les prochains jours 

Pour être validé, le document doit toutefois être soumis à un référendum auprès des salariés de l'entreprise dans les prochains jours. "Nous avons travaillé pour éviter au maximum le recours à des sous-traitants, qui est parfois une erreur, et pour avoir plus de ressources sur le moyen et le long terme" a souligné Carlo Calenda. Le gouvernement italien joue un rôle de médiateur dans ce dossier.

Alitalia subit de plein fouet la concurrence des compagnies à bas coût et accumule les pertes depuis des années. Elle est détenue à 49% par Etihad, la compagnie d'Abu Dhabi qui avait fait son entrée au capital en 2014 afin de lui éviter la faillite.

Dans une nouvelle tentative de redressement, la compagnie a annoncé en mars un énième plan stratégique prévoyant une réduction des coûts d'un milliard d'euros et une hausse de 30% de son chiffre d'affaires d'ici à 2019, via des offres plus compétitives sur le court et moyen courrier.

P.L avec AFP