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Renault : les usines françaises doivent être plus compétitives

D'après Carlos Tavares, le numéro 2 de Renault, les usines françaises du groupe peuvent devenir les plus compétitives d'Europe

D'après Carlos Tavares, le numéro 2 de Renault, les usines françaises du groupe peuvent devenir les plus compétitives d'Europe - -

La direction de Renault poursuit, mardi 23 octobre, ses discussions avec les syndicats sur la compétitivité de ses sites français. Le but est d'amener les usines françaises à être les plus compétitives en Europe.

Renault veut renforcer la compétitivité de ses sites français. Ce sujet est au centre des discussions, entamées le 21 juin et qui se poursuivent mardi, entre la direction du groupe et les syndicats.

Au premier semestre, la production des usines françaises de Renault, qui emploient 14 500 personnes, a baissé de 16,3 %. Un chiffre plombé par les mauvaises ventes en France de la marque au losange qui ont reculé de 16,5 % depuis le début de l’année.

Invité sur notre antenne, Carlos Tavares, le directeur général délégué de Renault a explicité les objectifs de la négociation avec les syndicats. "Nous avons deux sites qui sont des références en Europe en terme de performances. Il s‘agit de l’usine Nissan de Sunderland en Angleterre et de l’usine Renault de Palencia en Espagne. En utilisant ces deux points de repères qui sont réels, nous avons proposé à nos partenaires de travailler ensemble pour trouver le plan d’action qui nous permettra d’amener nos sites industriels français, à minima, au même niveau que ces deux benchmarks européens", a-t-il indiqué.

"Une proposition crédible"

D’après Carlos Tavares, cet objectif est réalisable. "Il ne s’agit pas d’être en compétition avec les chinois, les indiens ou d’autres pays asiatiques. Il s’agit d’être les meilleurs au niveau de la région européenne et c'est une proposition crédible que nous avons adressé à nos partenaires sociaux qui ont accepté de la prendre en considération. C’est très important parce que nous constatons que 80 % des ventes que nous faisons dans une région y sont fabriquées".

Renault précise que le principal levier pour agir sur la compétitivité de ses sites français ne consiste pas à baisser les salaires mais bien d’agir sur l’organisation du travail. En tout cas, en l’absence d’accord sur la compétitivité, Renault pourrait envisager que les usines de Nissan accueillent la production de véhicules de la marque au losange.

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