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Quatre nouveaux navires pour la SNCM?

Des engagements ont été pris début janvier pour redresser la compagnie maritime.

Des engagements ont été pris début janvier pour redresser la compagnie maritime. - -

Le conseil de surveillance a validé, ce vendredi 7 mars, une lettre d'intention pour la commande de quatre navires. Elle sera signée le 18 mars.

La SNCM va-t-elle redresser la barre? Le conseil de surveillance de la compagnie maritime a validé, ce vendredi 7 mars, "une lettre d'intention" pour la commande de quatre navires.

Le conseil de surveillance "a donné mandat au président du directoire pour engager une nouvelle étape décisive des négociations pour l'achat de sa nouvelle flotte sur la base d'une lettre d'intention de commande validée en séance", a précisé le porte-parole pour la compagnie.

La validation de la lettre va dans le sens des engagements pris début janvier en faveur du plan de redressement de la compagnie maritime pour mettre fin à une grève de près de 10 jours. Ce plan prévoit un renouvellement de la flotte, une augmentation du temps de travail et un plan de départ pour 500 postes (sur 2.600), le tout pour obtenir une meilleure productivité et remettre l'entreprise à flot.

Lors d'un précédent conseil, le 25 février, ce processus avait cependant connu un coup d'arrêt par l'abstention de l'État (25% du capital) et le non de l'actionnaire majoritaire de la SNCM, Transdev (66%), à une lettre d'intention, qui devait autoriser l'ouverture de négociations avec un chantier naval.

Deux chantiers en concurrence

La lettre, validée, n'est toutefois pas encore définitivement signée. "Le 18 mars prochain, un nouveau conseil de surveillance se réunira pour donner pouvoir au président du directoire pour signer cette lettre d'intention de commande qui portera alors la dernière offre ferme du chantier choisi", a expliqué le porte-parole.

Deux chantiers navals restent en concurrence à ce stade pour cette commande, STX et Fincantieri.

Le PDG de Veolia Environnement (coactionnaire de TRansdev avec la CDC), Antoine Frérot, avait défendu la semaine dernière et cette semaine le recours à "la protection du tribunal" de commerce de Marseille pour la compagnie, "pour la mettre à l'abri" du remboursement de 440 millions d'aides publiques jugées illicite par Bruxelles.

D. L. avec AFP