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PSA: la famille Peugeot va-t-elle lâcher les rênes de l'entreprise?

Le rapprochement de PSA avec Dongfeng ne serait pas forcément bien vu par la famille Peugeot.

Le rapprochement de PSA avec Dongfeng ne serait pas forcément bien vu par la famille Peugeot. - -

Le conseil de surveillance du groupe a donné son aval à la poursuite des négociations pour se rapprocher du constructeur chinois Dongfeng. Mais une partie de la famille Peugeot, qui détient 25% du groupe, freinerait des quatre fers pour éviter cette solution.

La famille Peugeot va-t-elle laisser PSA s'émanciper de son héritage? Selon les Echos de ce mercredi 20 novembre, le conseil de surveillance du groupe, présidé par Thierry Peugeot, a donné son aval, le 18 novembre dernier, à la poursuite des négociations pour un éventuel rapprochement avec le constructeur chinois Dongfeng.

Le groupe, en pleine restructuration, planche depuis plusieurs mois sur plusieurs possibilités pour se renforcer et réussir à sortir la tête hors de l'eau alors qu'il brûle, chaque mois, 100 millions d'euros d'argent frais.

Une vente de la moitié de sa banque, PSA Finance, à Banco Santander est également à l'étude. Mais la piste Dongfeng semble, à nouveau, tenir la corde.

Des différences au sein de la famille

Seulement, la famille Peugeot ne verrait pas forcément d'un bon œil cette solution. L'accord avec Dongfeng se ferait sur la base d'une entrée du chinois dans le capital de PSA , pour 1,5 milliard d'euros.

Mécaniquement, cette possibilité ferait perdre le pouvoir aux héritiers Peugeot, qui possèdent 25% des actions de PSA et 38% des droits de vote. Ainsi, bien que quatre membres de la dynastie Peugeot fassent partie du conseil de surveillance, la famille aurait cherché à freiner des quatre fers les discussions.

Selon les Echos, "les réticences" sont moins fortes du côté de Robert Peugeot, membre du conseil de surveillance que de Thierry, le président de ce conseil, qui aurait eu de vives échanges avec Philippe Varin, le président du directoire de PSA et fervent défenseur de la piste Dongfeng.

L'enjeu, au final, est de savoir si la famille Peugeot accepterait de perdre le contrôle de l'entreprise pour tenter in fine de garantir l'avenir de PSA. Une page de l'histoire de l'entreprise se tournerait alors.

J.M.