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Péages d'autoroutes: les hostilités sont ouvertes

La hausse des prix des péages devait initialement atteindre 1,07% le 1er février.

La hausse des prix des péages devait initialement atteindre 1,07% le 1er février. - Pierre Andrieu - AFP

Le gouvernement a annoncé mardi que la hausse prévue le 1er février était suspendue, dans l'attente des conclusions d'un groupe de travail. Les sociétés d'autoroutes, elles, menacent de lancer une procédure contre l'Etat.

Ségolène Royal pourrait bien avoir obtenu gain de cause. Le gouvernement a en effet annoncé mardi qu'il suspendait la hausse prévue le 1er février 2015, comme l’avait souhaité la ministre de l’Ecologie en décembre dernier.

Matignon a ainsi indiqué qu'il gelait les tarifs des péages dans l'attente des conclusions d'un groupe de travail parlementaire, qui examinera deux scénarios: la renégociation des contrats de concession et la résiliation de ces contrats. Un point d'étape sera effectué "d'ici à fin février", ont assuré les services de Manuel Valls.

Le Premier ministre a également répété que le gouvernement était déterminé à remettre à plat les
concessions pour rééquilibrer les relations entre l'Etat et les sociétés concessionnaires.

Les sociétés d'autoroutes en colère

Les sociétés concessionnaires, elles, n'ont pas vraiment goûté ce qu'elles considèrent comme une "décision unilatérale" du gouvernement. Et ont annoncé le lancement imminent d'une "procédure contentieuse" contre l'Etat.

Les péages devaient augmenter de 1,07% au 1er février en répercussion de l'inflation, des investissements (pour 0,57%) et de l'augmentation de la redevance domaniale (0,50%). Les concessionnaires autoroutiers ne sont pas hostiles à un gel, mais à condition qu'ils puissent lisser dans le temps les hausses prévues par contrat et que cette annonce s'inscrive dans le cadre d'un accord global sur les relations entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes.

Conséquence de ces annonces: en Bourse, les titres des sociétés concessionnaires Eiffage, Vinci et Abertis cèdaient du terrain.

Y.D. avec Reuters