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Paris et Berlin soutiennent le projet de rachat d'Opel par PSA

PSA convoite Opel et Vauxhall.

PSA convoite Opel et Vauxhall. - Philippe Huguen - AFP

Le gouvernement d'Angela Merkel a fait savoir ce mercredi qu'il souhaitait "accompagner de manière positive" les discussions entre les deux constructeurs. Tandis que Bercy a officiellement apporté son soutien au projet.

Le gouvernement français soutient le projet de rachat d'Opel par PSA et "prêtera une attention particulière au devenir des sites et des emplois", a indiqué ce mercredi soir Bercy, à l'issue d'une rencontre avec le patron de l'entreprise automobile française.

Carlos Tavares a ainsi présenté à Michel Sapin et Christophe Sirugue "le projet d'alliance avec Opel/Vauxhall" (marque sous laquelle Opel est vendue au Royaume-Uni), qui appartiennent au géant américain General Motors, et "les ministres ont marqué leur soutien à cette opération", a précisé le ministère dans un communiqué.

L'État français détient 12,81% des actions PSA, selon un pointage effectué fin janvier.

Engagements sur l'emploi

Plus tôt dans la journée, le gouvernement d'Angela Merkel avait dit vouloir "accompagner de manière positive" les discussions en vue d'un rachat du constructeur allemand Opel par son concurrent français PSA, après des garanties données par ce dernier.

"Il appartient désormais aux entreprises concernées de mener leurs discussions à leur terme et le gouvernement allemand va les accompagner de manière positive", avait déclaré le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, lors d'un point de presse à Berlin. 

Le porte-parole s'est également félicité de l'entretien téléphonique la veille entre le patron de PSA, Carlos Tavares, et Angela Merkel. "Nous considérons qu'Opel est une marque forte et innovante, qu'il appartient de maintenir, voire de développer", a-t-il dit. "De ce point de vue, il est encourageant que M. Tavares ait garanti à la chancelière qu'il reprendrait les engagements en termes de sites et d'emplois en cas d'acquisition" d'Opel, a ajouté le porte-parole. "Tout aussi important a été son engagement en faveur de l'autonomie d'Opel dans le cadre d'un groupe" commun.

Opel et Vauxhall employaient fin 2015 35.600 salariés, dont 18.250 en Allemagne, répartis dans dix usines situées dans six pays.

Y.D. avec AFP