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Louis Gallois: "l'impact réel du CICE interviendra dans les prochaines semaines"

Louis Gallois a notamment souligbné "l'effort considérable" de l'Etat sur la dépense publique.

Louis Gallois a notamment souligbné "l'effort considérable" de l'Etat sur la dépense publique. - -

Le commissaire général à l'investissement et futur président du conseil de surveillance de PSA était, ce vendredi 11 avril, l'invité de BFM Business. Il est revenu sur les grands dossiers économiques du moment.

Un grand nom de l'industrie et de l'économie française, Louis Gallois, l'actuel commissaire général à l'investissement et futur président du conseil de surveillance de PSA, était l'invité de BFM Business, ce vendredi 11 avril.

Il s'est exprimé sur plusieurs dossiers économiques, évoquant tour à tour le crédit d'impôt compétitvité pour l'emploi (CICE), la baisse des dépenses publiques, et le dialogue avec Bruxelles autour de la croissance.

> "L'impact réel" du Crédit d'impôt compétitivité

"Le CICE est tellement critiqué que plus personne ne veut le supprimer", a ironisé Louis Gallois qui ajoute que "le Medef comme la CFDT demande qu'on le poursuive".

"Pourquoi? Parce que le premier acompte du CICE arrive dans les prochaines semaines. Et donc son impact réel, c'est dans les prochaines semaines", a-t-il expliqué. Il a appelé à "laisser le temps" au dispositif de faire ses preuves.

> Le "profil importe peu" à la tête de la Caisse des Dépôts

Jean-Pierre Jouyet a quitté la direction générale de la Caisse des Dépôts pour le secrétariat général de l'Elysée. Pour le remplacer, Louis Gallois a jugé que "le profil importe peu".

"Ce qui est important, c'est que ce soit la Commission de surveillance (de la Cdc ndlr) qui décide", a-t-il ajouté, rappelant que cette Commission est "sous le contrôle du Parlement". "On sait que la Caisse est un instrument essentiel de la politique publique. Il est très normal qu'elle ait des relations fortes avec l'Etat", a-t-il estimé.

> Bruxelles doit stimuler la croissance

Alors que la France va rendre fin avril sa trajectoire des finances publiques à la Commission européenne, Louis Gallois a jugé qu'il faut appeler l'exécutif européen à privilégier la croissance.

"Ce que l'on peut dire à Bruxelles c'est 'on va faire des réformes, aidez-nous en stimulant la croissance européenne'". "Ca veut dire que les pays excédentaires doivent faire l'effort de relancer leur demande interne", a-t-il expliqué.

> La BCE doit faire "de la création monétaire"

Louis Gallois a repris les critiques émises, lors de son discours de politique générale, par Manuel Valls à l'égard de la Banque centrale européenne.

"Nous ne pouvons nous démarquer des politiques monétaires au Japon, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne", a-t-il affirmé, ajoutant "qu'il faut de la création monétaire" de la part de la BCE. "Cela pèsera sur l'euro qui est à 1,39 dollar. C'est un niveau qui pèse sur la croissance de l'Europe".

> 50 milliards d'euros d'économie "un effort considérable"

Revenant sur les 50 milliards d'euros d'économies promis par l'exécutif à l'horizon 2017, Louis Gallois a jugé qu'il s'agit d'"un effort considérable". "L'Etat n'est pas une entreprise. Quand l'Etat baisse la dépense publiques cela a un impact sur la croissance", a-t-il fait valoir.

> Louis Gallois ne représentera "personne" chez PSA

Louis Gallois devrait, fin avril, devenir obtenir l'aval des actionnaires de PSA et devenir ainsi président du conseil de surveillance du groupe.

Il a indiqué qu'à ce poste il ne représentera "personne". "Je suis retraité d'EADS et, à ce titre, je suis totalement indépendant et c'est comme cela que je conçois mon rôle", a-t-il assuré.

J.M.