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Les transports en commun deviennent gratuits pour les petits Parisiens et le Vélib’ pour les ados

Un bus de la RATP.

Un bus de la RATP. - Loïc Venance - AFP

Le Conseil de Paris a voté ce jeudi plusieurs mesures de gratuité pour les jeunes Parisiens dans les transports. Parmi elles, la gratuité des transports en commun jusqu'à 11 ans et la gratuité de l'abonnement Vélib' de 14 à 18 ans.

A partir de septembre, les petits parisiens pourront prendre les transports gratuitement. Le Conseil de Paris a voté ce jeudi en faveur de la gratuité des transports en commun pour les Parisiens de 4 à 11 ans, scolarisés en maternelle ou en primaire. Environ 160.000 enfants sont potentiellement concernés par ce dispositif.

Pour en bénéficier, les parents devront souscrire à un abonnement Imagine R pour leur enfant puis en demander le remboursement auprès de la mairie de Paris. Actuellement le tarif pour ce passe est de 350 euros.

Concernant les transports en commun toujours, le Conseil de Paris a aussi voté le remboursement à 50% de l'abonnement Imagine R des collégiens et lycéens Parisiens (environ 135.000 bénéficiaires potentiels) et la gratuité pour les Parisiens de moins de 20 ans en situation de handicap (6.000 jeunes concernés). 

Un abonnement Vélib' gratuit pour les 14-18 ans

Autre mesure destinée aux plus jeunes: le financement par la Ville d'un abonnement à Vélib'. Les jeunes de 14 à 18 ans domiciliés à Paris pourront bénéficier d'une aide financière d'un montant égal au coût de l'abonnement V-Plus jeune, soit 27,60 euros par an. 105.000 jeunes sont potentiellement concernés.

L'exécutif parisien s'est félicité de ces mesures de "pouvoir d'achat" qui doivent permettre de "faciliter les déplacements des familles parisiennes et des jeunes Parisiens en les rendant financièrement plus accessibles". Une plateforme en ligne sera mise en place en septembre pour permettre aux familles d'effectuer leurs demandes de remboursement pour ces différentes mesures. La Ville prévoit un délai maximum de 2 mois pour rembourser les familles. 

Le coût de ces nouveaux dispositif, chiffré à 50 millions d'euros par l'exécutif, a toutefois été pointé du doigt par les élus de plusieurs groupes d'opposition. Des élus se sont interrogés sur la manière dont allait être financée cette somme, accusant par ailleurs l'exécutif d'adopter une mesure "électoraliste", à moins d'un an des municipales. 

Carole Blanchard