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Les salariés PSA d'Aulnay attendent que François Hollande "tienne sa promesse"

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Les salariés de PSA d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, redoutent l'annonce d'une fermeture du site. Ils attendent que le président de la République "tienne sa promesse" de les rencontrer, alors que se tient un Comité central d'entreprise les 29 et 30 mai .

Le 2 mai, François Hollande s'était brièvement entretenu avec des salariés de PSA Aulnay, qui manifestaient devant le studio 107 où devaient débattre les deux candidats à la présidentielle. "Je l'ai interpellé et il nous a promis, s'il était élu, de nous rencontrer très rapidement" se souvient Salah Keltoumi, 44 ans, délégué syndical CGT. Un mois plus tard, le syndicaliste assure qu'il "ne lâchera rien": "il faut qu'il tienne sa promesse de nous voir".

"Tous les indicateurs montrent que ça va fermer"

Il y a près d'un an, en juin 2011, la CGT du site révélait un document de travail interne faisant état d'une possible fermeture d'Aulnay courant 2014, mais aussi des sites de Sevel,dans le Nord et à Madrid, en Espagne. Depuis, les 3.300 salariés de l'usine (dont 300 intérimaires), sont dans l'attente, constatant la fonte des effectifs au cours des dernières années. "On a été jusque 8.000 à travailler à l'usine, on faisait 1.800 voitures par jour", se remémore avec nostalgie Daniel Vernet, 56 ans, dont 34 passés à l'usine. "Tous les indicateurs montrent que ça va fermer mais ce serait quand même dommage. On produit français en France, ça permet d'embaucher la famille, les voisins", estime cet homme dont un frère et une soeur travaillent pour PSA.

Nicolas de Labareyre et Clément Dalmar et MB et AFP