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Le Grand Paris, autre bénéficiaire du plan d’investissements d’avenir

Le Grand Paris pourrait bénéficier des investissements d'avenir.

Le Grand Paris pourrait bénéficier des investissements d'avenir. - -

Ce mardi 9 juillet, Jean-Marc Ayrault doit présenter le plan "Investir pour la France". Parmi les projets concernés par ce programme doté de 10 à 12 milliards d'euros, le Grand Paris pourrait enfin prendre son essor.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault doit détailler, ce mardi 9 juillet, dans l'après-midi, le plan "Investir pour la France", un programme d'investissements de 10 à 12 milliards d'euros qui seront débloqués dans les dix ans à venir.

Objectif du gouvernement: financer de grands projets d'infrastructures et de recherche. Industrie, nouvelles technologies et transition énergétique aussi sont les cibles de ce grand plan d'investissement. Et parmi tous ces projets d'ampleur, peut-être que celui du Grand Paris pourrait bénéficier de ses financements.

Les infrastructures de transports, point essentiel

Le Grand Paris c'est le projet qui doit permettre à 90% des franciliens d'être à moins de deux kilomètres d'une gare. C'est bien le volet transport qui constitue l'essence de ce vaste programme, avec le Grand Paris Express, le super métro qui dessine une rocade autour de la capitale: 200 km de lignes et 72 gares.

Autre projet, celui des prolongations de lignes existantes, et la création de quatre nouvelles lignes. L'idée est aussi de désenclaver un certain nombre de pôles de compétitivité, comme le plateau de Saclay, censé devenir un pôle d'excellence que certains rêvent comme la future Silicon Valley française.

Des problèmes de financement

Aujourd'hui, Saclay abrite déjà le CNRS et le Commissariat à l'énergie atomique par exemple. Le site est amené à s'agrandir et à accueillir à terme dix grandes écoles, trois universités et dix instituts de recherche, à condition d'avoir des transports dignes de ce nom.

Pas mal d'inquiétudes subsistent en effet quant au financement. Le gouvernement assure qu'il est sécurisé, notamment grâce à la fiscalité des Franciliens, particuliers et entreprises, comme la taxe locale sur les bureaux.

Jusqu'ici le Premier ministre avait précisé que l'Etat pourrait apporter, si nécessaire, son soutien budgétaire à hauteur d'un milliard d'euros. En tout, le Grand Paris devrait coûter près de 30 milliards d'euros.

Isabelle Gollentz