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Le bénéfice net de la RATP recule de 70% au premier semestre

Un nouveau contrat avec le Stif, moins avantageux, est entré en vigueur en 2016.

Un nouveau contrat avec le Stif, moins avantageux, est entré en vigueur en 2016. - AFP - Kenzo Tribouillard

Le bénéfice net récurrent de la régie parisienne de transports recule de 293 à 87 millions d'euros. La RATP est désormais soumise à l'impôt sur les sociétés. Une première dans son histoire.

La fiscalité et un contrat moins avantageux avec le Stif: voici les deux éléments qui pèsent sur les résultats de la RATP. La régie parisienne de transports enregistre une chute de 70% de son bénéfice net au premier semestre.

Un contrat sur 5 ans défavorable

Le bénéfice net sur six mois s'établit à 87 millions d'euros contre 293 millions l'an dernier à la même période, a précisé la RATP dans un communiqué publié jeudi. Hors gains exceptionnels réalisés début 2015, le bénéfice net récurrent recule tout de même de 200 à 128 millions d'euros.

Deux raisons expliquent ces résultats: le nouveau contrat quinquennal avec le Stif, entré en vigueur cette année, a pesé sur le chiffre d'affaires du groupe, en repli de 1% à 2,79 milliards d'euros malgré la hausse du trafic sur les réseaux de bus, tramway et RER, et la croissance des filiales du groupe (RATP Dev, Systra, Ixxi).

Le bénéfice a aussi été réduit par "la faible inflation et la hausse des provisions comptables" imposées par les normes financières internationales, explique la RATP.

Des "ajustements" en cours avec Bercy

L'entreprise publique tient en outre compte des "effets liés à (sa) normalisation fiscale", estimés à plus de 40 millions d'euros pour le premier semestre, mais dont le coût réel ne sera connu que lors des prochains résultats annuels. Cette "normalisation" concerne l'impôt sur les sociétés, la taxe d'apprentissage et le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), et "certaines modalités sont toujours en cours d'ajustement" avec Bercy, indique la RATP.

L'entreprise publique avait annoncé en mars qu'elle serait à l'avenir assujettie à l'impôt sur les sociétés, mais pourrait bénéficier en parallèle du CICE.

A.R. avec AFP