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La justice allemande se penche sur le cas de l'ex-patron de Volkswagen

Martin Winterkorn fait l'objet d'une enquête de la justice allemande après le dépôt de plaintes à son encontre.

Martin Winterkorn fait l'objet d'une enquête de la justice allemande après le dépôt de plaintes à son encontre. - Odd Andersen - AFP

Le parquet allemand a annoncé ce lundi avoir ouvert une enquête sur Martin Winterkorn, l'ex-patron de Volkswagen, dans le cadre de l'énorme scandale des moteurs truqués dans lequel est embarqué le groupe.

Après les conséquences économiques et politiques, les conséquences judiciaires. Le parquet allemand de Brunswick a annoncé, ce lundi 28 septembre, l'ouverture d'une information judiciaire pour fraude à l'encontre de Martin Winterkorn, patron du géant de l'automobile Volkswagen qui a rendu son tablier la semaine dernière, en plein scandale des moteurs truqués

Des plaintes au pénal

Après les conséquences économiques et politiques, les conséquences judiciaires. Le parquet allemand de Brunswick a annoncé lundi l'ouverture d'une information judiciaire pour fraude à l'encontre de Martin Winterkorn, patron du géant de l'automobile Volkswagen qui a rendu son tablier la semaine dernière, en plein scandale des moteurs truqués.

La cellule de criminalité économique du parquet a ouvert cette information judiciaire "du fait de plaintes au pénal" déposées contre Martin Winterkorn, 68 ans. Parallèlement, le groupe Volkswagen lui-même a déposé plainte contre X dans la même affaire. "L'objectif des enquêtes est en particulier d'apporter de la lumière sur les responsabilités" pour l'installation sur 11 millions de voitures diesel d'un logiciel truqueur, indique le parquet dans un communiqué.

Deux directeurs suspendus

Le numéro un mondial de l'automobile est la cible de critiques mondiales depuis qu'il a reconnu avoir équipé quelque 11 millions de véhicules dans le monde (dont 2,8 millions en Allemagne) d'un logiciel qui fausse les résultats de tests antipollution. D'autant que selon la presse allemande, l'équipementier allemand Bosch, qui a produit le logiciel en cause, avait prévenu le groupe VW dès 2007 qu'il n'était destiné qu'à des fins de tests tout en spécifiant au groupe automobile que son installation sur les véhicules était "illégale".

Vendredi, le groupe a réuni son directoire pour trouver un successeur à Martin Winterkorn. Il a nommé celui qui était encore patron de la marque Porsche, Matthias Müller. Durant cette réunion qui a duré une bonne partie de la journée, les administrateurs du groupe auraient tenté de mettre à jour les responsabilités de chacun dans cette affaire. Il a annoncé que le couperet allait tomber. Selon les informations de Reuters, les directeurs des branches recherche et développement chez Audi et Porsche auraient déjà été suspendus ce lundi.

Bruxelles se penche sur le dossier

En outre, la commissaire européenne en charge du marché intérieur et de l'industrie va recevoir mardi un dirigeant de Volkswagen, a annoncé lundi l'exécutif européen, quelques jours avant un débat informel entre les ministres en charge de la compétitivité. Elzbieta Bienkowska recevra Herbert Diess, patron de la marque Volkswagen - et dont le nom avait circulé pour être promu comme PDG du constructeur allemand après les révélations sur ses pratiques.

L'affaire Volkswagen sera par ailleurs à l'agenda des ministres européens lors du prochain conseil "compétitivité" du 1er octobre, a indiqué une source proche de la présidence luxembourgeoise.

N.G. avec agences