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La Défense: des entreprises testent les horaires décalés pour désengorger les transports

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- - LUDOVIC MARIN / AFP/Archives

Treize entreprises de La Défense ont signé ce mercredi une charte les engageant à expérimenter la modulation des horaires d'une partie de leurs salariés pour désengorger les transports en commun aux heures de pointe.

Décaler les horaires des salariés pour soulager les transports en commun. C'est l'objectif d'une charte signée ce mercredi entre la RATP, la SNCF, IDF-Mobilités et 13 entreprises de La Défense (AXA, Allianz, EDF, Engie, EY, HSBC, Indigo, INLI, Primagaz, RTE, Saint-Gobain, Société Générale, Total)

Ces grands groupes ont accepté de s'engager à réduire de 5% à 10% le nombre de salariés aux heures de pointe du matin, notamment le mardi et le jeudi, les jours les plus chargés de la semaine. Pour y parvenir, la charte incite les entreprises à décaler les horaires des salariés ou encore à ne pas programmer de rendez-vous ou de réunions avant 10 heures et après 17 heures.

Cette expérimentation pourra aussi passer par davantage de télétravail à domicile ou bien dans des espaces de coworking à l'extérieur de l'entreprise ainsi que par une incitation à la pratique du vélo ou des modes de transports alternatifs.

85% des salariés de La Défense prennent les transports

Avec plus de 180.000 salariés qui travaillent à La Défense, les transports qui mènent au quartier d'affaires sont pris d'assaut. Sur l'ensemble de ces salariés 85% utilisent les transports en commun pour se rendre dans le plus grand quartier d'affaires de France. Aux heures de pointe, c'est même l'embouteillage dans les transports avec 100.000 personnes qui transitent par La Défense entre 8h30 et 9h30.

Rien que sur les lignes L et U, 30.000 voyageurs descendent à La Défense chaque matin dont la moitié entre 8 heures et 9 heures, selon la SNCF. Cette situation est à la fois problématique pour la SNCF et la RATP ainsi que pour les salariés pour qui les trains bondés sont source de fatigue et de stress supplémentaire

"Tout le monde a à y gagner dans le changement de comportements. Nous transporteurs, le territoire qui y gagne en attractivité et accessibilité, les voyageurs qui voyageront dans de meilleures conditions, les entreprises qui auront des salariés moins stressés", a souligne Alain Krakovitch, directeur de SNCF Transilien. 

En tout, 35.000 à 50.000 salariés pourraient être concernés à La Défense. Deux autres territoires, Grand Paris Sud et les alentours des branches Nord de la ligne 13 ont également été identifiés pour mener le même type d'expérimentation. 

Carole Blanchard