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La Citroën Cactus est-elle vraiment un échec?

Les ventes de la Cactus ont tendance à s'essouffler

Les ventes de la Cactus ont tendance à s'essouffler - Miguel Medina - AFP

PSA a annoncé mardi la négociation de mesures de chômage partiel sur son site de Madrid sa citadine afin de répondre "aux fluctuations du marché". Sans être un fiasco, les ventes de la C4 Cactus ont tendance à s'essouffler.

Difficile d'y voir clair dans les annonces de PSA. Le groupe automobile a annoncé mardi la mise en place de périodes de chômage partiel sur son site de Madrid (1.800 personnes) lieu où est produit sa Citroën C4 Cactus.

Selon une source au siège parisien du groupe interrogée par l'AFP, il s'agirait de mettre en place 15 jours de chômage partiel d'ici la fin de l'année afin "d'adapter la production aux prévisions". Ce qui laisse entendre que l'objectif de vente initial était trop optimiste.

Pourtant Linda Jackson, la directrice générale de Citroën aurait confié à Challenges en avril dernier que les ventes auraient dépassé les 70.000 unités que visait le constructeur. "Nous allons pousser les cadences dans notre usine de Madrid à 80.000 unités afin de répondre à la demande", aurait-elle-même affirmé au magazine.

Faut-il croire que la Cactus a du plomb dans l'aile? Si l'on en croit les chiffres du CCFA (comité des constructeurs français d'automobile) la citadine de Citroën ne pointe qu'au 23e rang des voitures les plus vendues de janvier à juillet, avec 12.774 unités écoulées dans l'Hexagone.

Des ventes qui s'érodent

Pour autant Bertrand Rakoto, analyste automobile chez le cabinet D3 intelligence, estime que "l'on ne peut pas dire que la Cactus soit un échec". "Mais on peut remarquer que ses ventes s'érodent assez rapidement après 12 mois de commercialisation", confie-t-il à BFM Business.

Bertrand Rakoto souligne que PSA n'avait pas forcément tort d'être ambitieux car "les SUV de segment B comme la Cactus sont en pleine explosion et ont représenté 12% des parts de marché au premier semestre en France. Mais la Cactus souffre "d'un design clivant" qui fait "que ce genre de véhicule va plaire ou déplaire". "Souvent ces véhicules-là ont soit un succès phénoménal soit ils s'essoufflent assez vite, ce qui est un peu le cas de la Cactus", analyse-t-il.

Pas forcément un drame. "Pour un constructeur sur trois véhicules, un va marcher très fort, un va être conforme aux prévisions et un ne marche pas du tout. C'est quelque chose de classique, de connu, et on sait qu'il y a des compensations dans les volumes qui se font", explique Bertrand Rakoto.

J.M. avec BFM Business