BFM Business

L'Etat français a cédé 1% d'Airbus Group

L'Etat français détiendra, au terme de l'opération, 11% des droits de vote au sein d'Airbus Group.

L'Etat français détiendra, au terme de l'opération, 11% des droits de vote au sein d'Airbus Group. - -

Pierre Moscovici a annoncé ce 16 janvier la clôture de l'opération de cession d'environ 1% du capital d'Airbus Group (ex-EADS), pour 451 millions d'euros. L'Etat ramène ainsi sa participation à 11% des droits de vote, à parité avec l'Allemagne.

Pierre Moscovici a annoncé ce jeudi 16 janvier la cloture de l'opération de cession par l'Etat de titres Airbus Group. La veille, le ministère de l'Economie et des Finances avait annoncé la cession par l'Etat d'environ 1% du capital. Celui-ci ramène ainsi sa participation à 11% des droits de vote, à parité avec l'Etat allemand.

Cette cession d'environ huit millions d'actions dans l'ex-EADS, par le biais d'un placement institutionnel accéléré ,fait suite à un accord bilatéral entre l'Allemagne et la France, a précisé Bercy dans un communiqué.La valeur de ce bloc de 1% d'Airbus Group a été de 451 millions d'euros.

L'ajustement à la baisse de la participation de la France, pour s'aligner avec celle de l'Allemagne, ne modifie pas la place de l'Etat dans la gouvernance d'Airbus Group, dont il entend demeurer un actionnaire de référence à moyen terme, ajoute le ministère.

L'opération destinée à financer le programme d'investissement d'avenir dans la Défense

La France et l'Allemagne détiendront 11% des droits de vote d'Airbus Group, et l'Espagne 4%, au terme de cette opération.

Cette dernière "doit permettre de préserver les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l'Etat tout en dégageant des ressources pour les besoins d'investissement et de désendettement de l'Etat. Ces ressources viendront notamment compenser le financement exceptionnel de 1,5 milliard d'euros du nouveau Programme d'Investissements d'Avenir au bénéfice de l'excellence technologique de l'industrie de défense, prévu par la Loi de Programmation Militaire", selon Bercy.

Y. D. avec agences