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L'abonnement TGVMax "une arnaque"? La SNCF répond aux critiques

Cette offre est réservée aux 16-27 ans

Cette offre est réservée aux 16-27 ans - Loïc Venance - AFP

Depuis plusieurs jours la grogne monte sur Twitter pour dénoncer les carences de cette offre, censée permettre aux 16-27 de voyager en illimité sur les TGV et les Intercités pour 79 euros. La compagnie ferroviaire invoque "des difficultés conjoncturelles" liées aux ponts.

Un peu comme certains films, l'offre TGVMax de la SNCF connaît un important succès populaire. Un succès qui n'est pas exempt de critiques. Lancée fin janvier, cet abonnement devant permettre aux 16-27 ans de voyager de façon illimité sur les TGV et les Intercités pour 79 euros par mois avait déjà séduit 80.000 abonnés à mi-avril. La moitié de la hausse du trafic SNCF (6% sur un an) serait ainsi due aux utilisateurs de cette carte.

Néanmoins, ces derniers jours, plusieurs abonnés se sont plaints sur Twitter des inconvénients que pose l'abonnement. En effet, pour éviter de cannibaliser ses autres offres, la SNCF a décidé de pas inclure dans son abonnement les trains des heures circulant aux pointe (essentiellement le vendredi soir et le dimanche soir), soit 6% des TGV selon la compagnie. De même, cet abonnement prévoit une autre restriction: les places en 1ère ne peuvent être utilisées, même si les rames de seconde classe sont pleines.

Sur Twitter, les abonnés déplorent ainsi de ne trouver aucun train disponible pour leurs trajets, certains n'hésitant à évoquer "une arnaque".

"Difficultés conjoncturelles"

L'une d'entre eux, s'exprimant sur le site de l'Obs, explique que le simulateur de places à disposition des abonnés de la carte TGVMax n'est actualisé qu'une fois par jour, ce qui fait qu'au final les utilisateurs n'arrivent pas à trouver de trains disponibles. Elle affirme ainsi ne pas avoir trouvé de places pour effectuer un Paris-Nantes à plus de 30 jours…

Interrogé par Les Échos, le directeur marketing de Voyages SNCF, Pierre Matuchet, reconnaît "quelques difficultés conjoncturelles durant les ponts du mois de mai, durant lesquels les trains ont été pris d'assaut". Des difficultés qui auraient été concentrés sur l'axe Sud-Est du pays. Il assure par ailleurs que la compagnie ferroviaire n'a pas profité de ces ponts pour réduire le quota de places attribuée aux abonnements TGVMax pour favoriser les billets vendu plein tarif, mais a au contraire "rajouté des tains en circulation".

Pierre Matuchet précise par ailleurs que le taux de résiliation des abonnements (possible après trois mois) n'est que de 2% et serait avant tout dû non pas au manque d'offre de trains mais aux changements de vie des étudiants.

J.M.