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Juniac (Air France): "Il y aura des fermetures de lignes"

Air France doit se concentrer sur les destinations affaires, tandis que les destinations loisirs iraient à Transavia et Hop.

Air France doit se concentrer sur les destinations affaires, tandis que les destinations loisirs iraient à Transavia et Hop. - -

Air France a publié des résultats très satisfaisants, ce vendredi 26 juillet. Mais le PDG du groupe prévient que d'autres efforts sont nécessaires pour poursuivre le redressement économique de la compagnie.

La restructuration d'Air France KLM commence à porter ses fruits. La compagnie aérienne enregistre une nette amélioration de ses résultats au 2ème trimestre.

Sa perte nette est divisée par cinq, à 163 millions d'euros. Sur le second trimestre, le groupe a dégagé un résultat opérationnel de 79 millions d'euros, une première depuis cinq ans.

Pour autant, Air France KLM n'est pas encore tiré d'affaire. Ce résultat encourageant est dû à une facture pétrolière beaucoup moins élevée qu’attendue, et à une réduction de coûts issus du plan "Transform 2015". Malheureusement, la recette unitaire par passager d’Air France KLM reste parmi les plus faibles du secteur.

Des affectations différentes sur les vols

Pour continuer le redressement économique, d’autres mesures de restructurations doivent être adoptées à l'automne prochain. Comme BFM Business l'annonçait la semaine dernière, c'est une réorganisation de l'offre sur les court et moyen courriers de la compagnie qui se prépare. Certaines lignes seront fermées, d’autres seront transférées aux marques Hop et Transavia.

"Il y a probablement des affectations différentes à faire" entre les trois marques du groupe (Air France, Hop et Transavia), a expliqué Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France KLM, au micro de BFM Business.

"Les destinations court et moyen courriers qui sont très loisirs, donc très sensibles aux prix, doivent être opérer par un opérateur comme Transavia, plutôt que par Air France, qui doit se concentrer d’avantage vers les destinations affaires" a-t-il poursuivi, avant de reconnaître qu’ "il y aura des fermetures de lignes". 

Mathieu Sevin & BFMbusiness.com