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Huit taxis volants sans chauffeur pour survoler les villes dès 2020

VIDÉO - Les taxis volants sans pilote c'est presque demain. Les projets se multiplient pour permettre d'éviter les bouchons urbains en survolant les grandes agglomérations en silence et sans polluer. Voici huit appareils qui pourraient prendre des clients dès 2020 grâce à une appli mobile calquée sur celles des VTC et des taxis.

Avant même de vous déplacer dans des voitures autonomes, vous pourrez peut-être utiliser l'un de ces taxis volants sans pilote. Au quatre coin du monde, des entreprises innovantes, des start-up ou des grandes entreprises de l'aéronautique ou de l'automobile, sont au coude à coude pour mettre à la disposition du public ces appareils électriques et autonome.

Reste à savoir si le public osera prendre les airs dans ces drones autonomes. Mais aussi, il faudra attendre les autorisations pour permettre à ces appareils de survoler les villes en silence et sans émission.

Ehang 184

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- © Ehang

Après des années de prototypage et une présentation en 2016 lors du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, le chinois Ehang passe à la vitesse supérieure. En février son taxi drone a effectué avec succès son premier vol public à Canton et début avril, le quadrirotor a transporté ses premiers passagers lors d'un test grandeur nature à Guangzhou parmi lesquels des représentants du gouvernement chinois.

C'est une étape supplémentaire pour faire homologuer ces appareils capables de voler à 130 km/h à 500 mètres d'altitude avec une personne à son bord d'ici deux ans, comme le souhaite le constructeur. Pour voyager, il suffit de passer commande sur son smartphone et indiquer sa destination sur une tablette tactile installée à bord.

Lilium Jet

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- © Lilium

Le Lilium Jet est avec l'Ehang 184 l'un des projets les aboutis. Créé par une start-up munichoise, Lilium, cet appareil a été conçu pour transporter cinq personnes à 300 km/h sur une distance maximale de 300 km. Ce jet est destiné à relier les aéroport aux centres des grandes villes. Lilium envisage de relier JFK à Manhattan, soit une vingtaine de kilomètres, en seulement 5 minutes. Elle veut se déployer en Europe avec un Paris-Londres en une heure.

La start-up créée par quatre étudiants allemands a réussi une levée de fonds de 90 millions de dollars en 2017. Parmi ses investisseurs, ont trouve le géant chinois de l'Internet Tencent, la banque luxembourgeoise LGT Group ainsi que le fond européen de capital risque Atomico. Il y a tout juste un an, elle a réussi un premier test en Allemagne. Depuis, elle se fait discrète.

Alpha One (Airbus)

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- © Airbus

L'Alpha One fait parti du projet Vahana d'A3, la filiale américaine d'Airbus. Cet appareil électrique décolle et atterrit verticalement pour s'adapter aux contraintes des grandes métropoles et effectuer des courses de courtes distances. Pour l'instant, son autonomie n'est que de 53 secondes et lors des tests qui ont été effectués en mars dernier sur le site de Pendleton dans l'Oregon, il ne s'est élevé qu'à 5 mètres de hauteur en vol stationnaire. La filiale d'Airbus compte néanmoins le commercialiser dans deux ans.

Ce n'est pas le seul projet d'Airbus dans les taxis volants. Lors du salon de l’automobile de Genève, en mars, le groupe à présenté Pop up Next. Il s'agit d'une voiture compacte conçue avec Audi avec sur son toit un drone qui vient se fixer pour la transporter par les airs.

UberAir

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- © UberAir

Si Uber planche sur les voiture autonomes, il vise aussi le transport aérien de courte distance avec sa filiale Uber Elevate qui travaille sur les taxis volants. UberAir est un appareil de quatre places qui offre à bord des services numériques (musique et vidéo, Wifi et réseaux sociaux) qui laissent supposer qu'il est prévu pour des trajet de moyenne distance.

S'il dispose d'ailes, comme les avions, il décolle et atterrit verticalement, comme un hélicoptère. Un prototype a été annoncé en janvier dernier lors sur CES de Las Vegas. En février, le PDG d'Uber, Dara Khosrowshahi, a indiqué lors d’un forum économique à Tokyo, que les premiers tests se dérouleront en 2020 pour que l'engin soit commercialisé dans les cinq à dix ans.

Uber n'est pas seul dans l'élaboration d'un taxi volant. Elle travaille avec la Nasa et Bell Helicopter. Le groupe californien travaille aussi avec Aurora Flight Sciences, une société rachetée par Boeing en 2017.

Joby Aviation

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- © Joby Aviations

La société américaine Joby Aviation prépare un appareil de cinq places doté de 16 hélices pour effectuer des trajets du plusieurs centaines de kilomètres. Pour ce projet, elle a réalisé une levée de 100 millions de dollars en février dernier à laquelle ont participé Toyota et Intel.

12 hélices lui permettent de décoller et d'atterrir verticalement sur des toits d'immeubles. Une fois en vol, les ailes se replient pour atteindre une vitesse de plus de 200 mph, soit plus de 320 km/h en silence et sans polluer grâce à ses moteurs électriques alimentés par des batteries lithium-polymère.

VC2 (Volocopter)

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- © Volocopter

Comme ses concurrents, l'allemand Volocopter soutenu par Daimler a dévoilé un prototype de son VC2 début 2018 lors du CES de Las Vegas. A cette occasion, Alex Zosel, cofondateur de la start-up, a affirmé que son appareil est "pleinement opérationnel", comme l'a confirmé la société à BFMBusiness.com. "Il aurait pu être commercialisé dès 2018, mais le marché n'est pas suffisamment mûr. Il faudra attendre encore trois ans", a révélé une porte-parole de Volocopter. En attendant, la société étudie des itinéraires pour pour pouvoir circuler en ville.

Les autorités de Dubaï ont déjà fait savoir qu'elle désirait accueillir les premiers tests avec un passager. Deux essais ont déjà été réalisés, en Allemagne et à Dubaï. Le premier avait pour passager Brian Krzanich, PDG d'Intel, qui qualifie cette expérience de "fantastique" en affirmant que "tout le monde en pilotera un jour ".

Cora (Kitty Hawk)

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- © Kitty Hawks

Kitty Hawk est une start-up financée par Larry Page, cofondateur de Google et directeur général d'Alphabet, maison mère du groupe. Après le Flyer, elle a développé le Cora, un avion électrique autonome qui a été testé secrètement en Nouvelle-Zélande. Pour ne pas attirer l'attention, les essais ont d'abord été menées par une société inconnue, Zephyr Airworks qui n'a aucun lien officiel avec Kitty Hawk. Les seuls éléments qui ont filtrés est qu'il s'agit d'un appareil électrique doté de 12 rotors qui offre une autonomie de 100 km.

Electric Visionary Aircrafts

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- © Electronic Visionary Aircrafts

Electric Visionary Aircrafts (EVA) est la petite dernière de cette nouvelle industrie. La société a été créée en mai 2017 par quatre spécialistes de l'aéronautique parmi lesquels un Français, Olivier Le Lann. EVA ne donne pas beaucoup d'information technique sur son appareil, hormis qu'il s'agit d'une modèle électrique a décollage vertical et qu'il dispose d'un parachute pour une sécurité accrue. Elle compte présenter un prototype en 2019 pour être opérationnelle en 2022. La start-up s'est installée à Toulouse sur le site de Francazal où se trouve déjà le centre d'essai d'Hyperloop TT qui met au point un train supersonique.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco