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Grève SNCF: "un train sur deux en moyenne" pour vendredi

La grève de la SNCF est reconduite vendredi mais le gouvernement évoque une possible "sortie de crise"

La grève de la SNCF est reconduite vendredi mais le gouvernement évoque une possible "sortie de crise" - -

La circulation ferroviaire sera "sensiblement améliorée" vendredi, affirme la direction de la SNCF, notamment pour les TGV et les Intercités, bien que deux syndicats appellent "à poursuivre et amplifier le mouvement".

Les voyageurs devront à nouveau s'armer de patience vendredi, les cheminots ayant reconduit leur mouvement de grève pour la troisième journée consécutive. Cependant, la circulation ferroviaire sera "sensiblement améliorée", prévoit la direction de la SNCF, avec un trafic sur les grandes lignes supérieur à un train sur deux en moyenne.

Si le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, a fait part d'une "avancée sensible" des discussions avec les syndicats ouvrant "la voie à une sortie de crise", la CGT-cheminots et SUD-Rail, ont au contraire appelé jeudi soir les cheminots "à poursuivre et amplifier le mouvement" entamé mardi.

BFMTV.com fait le point sur le trafic et les négociations en cours.

Un trafic encore très perturbé

Pour la journée de vendredi, la direction de la SNCF prévoit:

- Sur les grandes lignes
> 2 TGV sur 3 sur l’axe Est > 1 TGV sur 2 sur les axes Nord et Atlantique > 1 TGV sur 3 sur les axes Sud-Est et Province-Province > Eurostar et Thalys : Service normal

- Intercités: 4 trains sur 10
- Trafic régional: 1 circulation sur 2 - Trafic Ile-de-France: 4 trains sur 10

> RER A: Service normal
> RER B: 1 train toutes les 10 minutes à Paris Nord en pointe > RER D Nord: 1 train tous les quarts d'heure à Châtelet les Halles en pointe > RER D Sud: 1 train tous les quarts d'heure à Gare de Lyon en pointe > Lignes N et U: 1 train sur 2 > RER C: 1 train sur 2 > RER E: 1 train sur 3 > Autres lignes: 1 train sur 3

Vers l'Espagne, seul un train sur trois circulera et six sur dix rouleront vers l'Italie. La SNCF conseille aux personnes qui en ont la possibilité de reporter leurs déplacements.

Le gouvernement optimiste sur une sortie de crise

Côté discussions entre organisations syndicales et gouvernement, la situation demeure incertaine.

Lors d'une visite dans la principauté d'Andorre, François Hollande s'est dit optimiste pour qu'un accord soit conclu prochainement pour mettre un terme à la grève à la SNCF.

"Je crois que là on n'est pas loin, je l'espère, d'un accord", a déclaré jeudi le chef de l'Etat devant la presse. "On fait une réforme ferroviaire pour que ça marche mieux, pour qu'il n'y ait plus ces problèmes entre celui qui entretient les réseaux et celui qui fait fonctionner les trains", a-t-il plaidé, jugeant que "c'est quand même mieux".

Plus tôt, Frédéric Cuvillier s'est longuement entretenu avec les syndicats CGT, SUD-Rail et Unsa d'une part, et la CFDT favorable à la réforme d'autre part.

Après ce dialogue "franc et exigeant", il a souligné qu'"un certain nombre d'organisations syndicales ont déjà acté que les propositions" faites jeudi matin "étaient de nature (...) à ouvrir la voie à une sortie de crise".

... Les syndicats beaucoup moins

Pourtant, après avoir examiné dans la soirée les propositions écrites du gouvernement sur leurs revendications, la CGT-cheminots et SUD-Rail ont appelé les cheminots "à poursuivre et amplifier le mouvement".

Dans une déclaration commune, les deux syndicats ont affirmé qu'il restait de "nombreuses failles" et que "le projet de loi demeure fortement néfaste pour le service public SNCF et les cheminots.

"La balle est dans le camp du gouvernement", a déclaré Gilbert Garrel (CGT-cheminots) devant la presse. Il a assuré "ne pas fermer la porte au dialogue" avec le gouvernement. "Il n'y a pas de rendez-vous fixé mais nos téléphones sont toujours branchés, ouverts", a-t-il dit, réclamant de nouveau "un autre projet".

Au nom de SUD-Rail, qui a claqué la porte de la discussion jeudi matin, Nathalie Bonnet s'est dite prête "à retourner à la table des négociations" à condition que "le gouvernement dise on reporte l'examen du projet", prévu à l'Assemblée nationale du 17 au 19 juin.

M.G. avec AFP