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Éric Trappier: "Nous aurons d'autres commandes de Rafale en Inde" 

Éric Trappier au micro d'Hedwige Chevrillon

Éric Trappier au micro d'Hedwige Chevrillon - BFM Business

Le PDG de Dassault Aviation explique au micro de BFM Business espérer d'autres commandes de Rafale en Inde car le "besoin indien est fort". Il a par ailleurs reconnu que la conjoncture restait difficile sur l'aviation d'affaires.

Ce salon du Bourget 2017 sera-t-il un bon millésime? Pour Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, la réponse est plutôt oui. "Il y a toujours un très haut niveau de commandes, en particulier chez Airbus. Nous aussi, nous prenons des commandes, des commandes Falcon chez l'ensemble des industriels de la filière, qui est très active mais aussi très concurrencée", a-t-il déclaré au micro de BFM Business.

Évidemment pour Dassault Aviation, le salon du Bourget n'est pas l'endroit idéal pour vendre son avion militaire Rafale ("c'est pas très facile, ni très discret", explique Éric Trappier). Mais le Bourget est l'occasion pour le Rafale "de démontrer sa capacité de manœuvrabilité, ce qui est très important", rappelle le PDG de Dassault.

De nouvelles commandes de Rafale en Inde

Interrogé sur les perspectives de commandes, Éric Trappier a rappelé que Dassault Aviation avait débuté en Inde avec 36 avions Rafale commandés. "On continuera avec d'autres commandes car le besoin indien est fort. On y travaille. Nous faisons d'abord le 'make in India" c'est-à-dire que nous nous installons en Inde avec un partenaire indien. C'est la nouvelle forme du commerce international: coopérer avec l'industrie locale", a-t-il assuré.

Concernant l'autre avion phare de Dassault, l'avion d'affaires Falcon, Éric Trappier a reconnu que le niveau de commandes était "encore un peu plat".

"Le marché de l'occasion est toujours important, il faut donc continuer à vendre des avions d'occasion d'abord, pour que les prix montent un peu, pour que le retour progressif des prises de commandes arrive. C'est donc encore un peu décevant cette année, comme l'année dernière. On ne s'attend pas à une année fantastique mais on a beaucoup de négociations en cours et on espère que la reprise de l'économie va aider à développer le segment Falcon", développe-t-il.
J.M.