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Dongfeng confirme les négociations en cours avec PSA

Le constructeur chinois confirme la tenue de discussions avec PSA sur son entrée au capital du Français.

Le constructeur chinois confirme la tenue de discussions avec PSA sur son entrée au capital du Français. - -

Le constructeur chinois a confirmé, ce 10 février, être actuellement en pourparlers avec PSA à propos de son entrée au capital du Français. En attendant une annonce, Dongfeng a demandé sa suspension de cotation à Hong Kong.

Des discussions, oui, une transaction, pas encore, indique Dongfeng ce lundi 10 février. Le constructeur chinois a confirmé être en discussion avec PSA Peugeot-Citroën.

Ces négociations devraient aboutir à l'entrée au capital du constructeur français par le Chinois et l'Etat français, qui prendraient chacun 14% des parts. Dongfeng promet une annonce imminente par communiqué, et a réclamé en attendant d'être suspendu de la cote.

Le Français et le Chinois collaborent déjà au sein d'une coentreprise en Chine. La prise de participation du second apparaît de plus en plus inéluctable. Selon Reuters, une délégation de Peugeot est attendue en Chine cette semaine pour finaliser l'accord.

PSA "isolé" et "en danger"

Cette opération interviendrait dans le cadre d'une augmentation de capital de 3 milliards d'euros de PSA. Une réunion du conseil de surveillance du constructeur est prévue le 18 février, à la veille de la publication de ses résultats. C'est à cette occasion que la direction de Peugeot devrait dévoiler les détails du nouveau découpage de son capital.

Dans Les Echos ce lundi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estimait encore que "PSA s'est isolé et s'est retrouvé sans allié dans le monde", ce qui le met "en danger". Selon lui, l'alliance avec Dongfeng peut "donner naissance à un géant mondial et contribuer au réveil industriel de PSA".

Quant aux réticences de certains membres de la famille Peugeot, actionnaire historique du groupe, à l'arrivée de Dongfeng, le ministre coupe court. "Les querelles indécentes au sein de la famille Peugeot ne peuvent plus avoir droit de cité tant l'enjeu du rebond de PSA est considérable".

N.G.