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Déraillement d'un train à Saint-Benoît: quel avenir pour la ligne?

Un train déraille dans les Alpes-de-Haute-Provence et tue deux personnes.

Un train déraille dans les Alpes-de-Haute-Provence et tue deux personnes. - -

La ligne du train des Pignes entre Nice et Digne-les-Bains est suspendue après le déraillement d'un train samedi. Des navettes de substitution devraient être assurées le temps de l'enquête.

La ligne, gérée par la région PACA, qui a vu l'un de ses trains dérailler en raison de la chute d'un rocher dans les Alpes-de-Haute-Provence samedi, est interrompue le temps de l'enquête. Deux femmes ont été tuées, dont une touriste russe de 49 ans et une habitante de la région âgée de 89 ans et neuf personnes ont été blessées dans l'accident.

L'enquête a été confiée à la Section de recherches de la gendarmerie de Marseille et au Bureau enquête et accident, et tandis que les experts de la police scientifique de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) procèdent à la modélisation 3D de la scène de l'accident, la ligne de train est interrompue.

Des cars de substitution prévus

Un embarras pour les voyageurs. Chaque année, le train des Pignes transporte moins de 500.000 voyageurs, mais avec quatre trajets quotidiens entre Nice et Digne-les-Bains et l’absence de cars, la ligne est vitale pour les habitants. De leur côté, certains élus s'inquiètent et craignent que la ligne ne soit abandonnée.

"Je me suis battu pendant plus de dix ans pour que cette ligne perdure", raconte Jean Ballester, le maire d'Annot, la commune qui a accueilli les passagers dans sa salle des fêtes après l'accident pour offrir les premiers secours. "Elle a été menacée plusieurs fois. Nous étions tranquilles car la région PACA en a pris la compétence. Je ne voudrais pas que ce drame en engendre un second", conclut-il.

Au contraire, les autorités cherchent à limiter les désagréments et prévoient des navettes sur le bas de la ligne, entre Nice et la Vésubie. Par la suite, des cars de substitution prendront le relais sur le reste de la ligne.

"Je me suis battu pendant plus de dix ans pour que cette ligne perdure", raconte Jean Ballester, le maire d'Annot, la commune qui a accueilli les passagers dans sa salle des fêtes après l'accident pour offrir les premiers secours. "Elle a été menacée plusieurs fois. Nous étions tranquilles car la région PACA en a pris la compétence. Je ne voudrais pas que ce drame en engendre un second", conclut-il. Au contraire, les autorités cherchent à limiter les désagréments et prévoient des navettes sur le bas de la ligne, entre Nice et la Vésubie. Ensuite, des cars de substitution prendront le relais sur le reste de la ligne.

L. B.