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Conduisez le TGV !

Les SNCF vous ouvre les coulisses de ses trains à grande vitesse... sensations fortes garanties !

Les SNCF vous ouvre les coulisses de ses trains à grande vitesse... sensations fortes garanties ! - -

A 300 km/h dans la cabine de pilotage d'un TGV, les sensations fortes sont garanties. Pour redorer son blason, la SNCF ouvre les coulisses de ses trains à ses clients.

Souvent victime de la colère des usagers contre des pannes intempestives, l'entreprise lance dans toute la France, lundi 11 mai, l'opération « J'aime le train ». Une semaine de portes ouvertes pour découvrir les coulisses des chemins de fer. Une centaine de clients vont par exemple pouvoir voyager à 300 km/h dans la cabine du TGV aux côtés du conducteur. L'un d'eux, tiré au sort, pourra même conduire le train à grande vitesse.

« C'est mon rêve d'enfant qui se réalise »

Mercredi 6 mai, un client "test" choisi au hasard, a eu la chance de voyager entre Paris et Avignon, dans la cabine de pilotage du TGV aux côtés du conducteur. Avocat de profession, Marc Geger a réalisé son « rêve d'enfant » : « L'idée d'avoir un train électrique, c'est caresser secrètement l'espoir d'en conduire un jour un, explique-t-il, encore ému. En plus, ça représente une interrogation : savoir ce que ça fait de rouler à 300 km/h avec juste le pare-brise devant soi ; ça n'a rien à voir avec le fait de se laisser transporter, assis dans un wagon. »

Sensations fortes garanties

Christophe Bordet de RMC, qui a accompagné ce voyageur, en avant-première, dans la cabine de pilotage du TGV, raconte : nous nous sommes retrouvés dans la cabine exiguë du TGV et, premier étonnement : un seul siège rabattable à côté du conducteur et très peu de petites lumières allumées sur le tableau de bord. Quand le TGV démarre, il passe en quelques minutes de 0 à 30 puis à 300 km/h. C'est impressionnant, on se croirait presque sur un circuit de formule 1. Et quand le train pénètre dans un tunnel, c'est comme un mur noir que l'on percute, on ne sait jamais vraiment ce qui se cache derrière. Un signal sonore s'enclenche régulièrement dans la cabine, pour empêcher que le conducteur ne s'assoupisse.

Marc Geger, lui, ne risque pas de s'endormir. Ebahi et curieux, le voyageur interroge encore et encore le conducteur : c'est quoi ce bouton rouge ? Où est le klaxon ? Le conducteur appuie sur le bouton, la petite musique du train retentie. Il pleut, le TGV patine un peu. Du sable se déverse alors automatiquement sur les voies sous le train, c'est le système anti-dérapage. Le système du TGV permet aussi d'être en roue libre et d'économiser l'électricité, de continuer de rouler à grande vitesse même si l'un des moteurs tombe en panne.

La rédaction, avec Christophe Bordet