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Comment Guillaume Pepy envisage la SNCF de demain

Le patron de la SNCF va négocier un "pacte d'entreprise".

Le patron de la SNCF va négocier un "pacte d'entreprise". - Geoffroy van der Hasselt - AFP

Le patron de la SNCF a remis à Élisabeth Borne, ministre du Travail, son "programme de travail". Il compte notamment encourager la polyvalence des métiers et rendre l'organisation du travail plus souple.

Le patron de la SNCF Guillaume Pepy compte négocier avec les syndicats un "pacte d'entreprise", ciment du "projet stratégique" qu'il doit élaborer d'ici l'été pour rendre l'entreprise plus efficace. Ce "pacte d'entreprise, un peu comme il en a existé à la Poste (...) est un contrat entre l'État, qui apporte des choses (...), l'entreprise qui se transforme et les salariés", a expliqué Guillaume Pepy en remettant son "programme de travail" à la ministre des Transports Élisabeth Borne.

"Notre idée, c'est d'arriver à concerter un cadre commun d'entreprise. (...) C'est celui qui fédère, c'est celui qui unit les cheminots, et ce doit évidemment être un cadre qui est attractif, un cadre qui est moderne et qui permet à la SNCF d'atteindre ses ambitions. Il va notamment falloir discuter de l'investissement sur les compétences, de la mobilité dans le nouveau groupe et de la participation des salariés, selon lui.

Présenter un "projet stratégique" avant l'été

Plus généralement, Guillaume Pepy a cité les grands sujets qu'il comptait aborder avec ses troupes d'ici l'été: encourager la polyvalence des métiers et "bâtir les métiers de demain", rendre l'organisation du travail plus souple (notamment au plan local), renforcer la productivité industrielle, décentraliser le dialogue social, et réduire les coûts. Les dirigeants de la SNCF ont été sommés par le gouvernement de présenter un "projet stratégique" avant l'été. Le Premier ministre Édouard Philippe a en particulier demandé à la SNCF d'"aligner ses coûts sur les standards européens", quand "faire rouler un train en France coûte 30% plus cher qu'ailleurs".

Le "programme de travail" présenté jeudi comporte une attention soutenue sur la qualité du réseau, un enrichissement des offres à la clientèle, une simplification de l'organisation, une décentralisation du management, une plus grande numérisation, une optimisation des matériels et un accent sur les ressources humaines.

La direction va mettre en place, a annoncé Guillaume Pepy, "un groupe de contact avec les organisations syndicales pour piloter les discussions et construire l'agenda social des prochaines semaines", et des "groupes de réflexions sur le terrain parce que les salariés sur ces sujets-là ont des choses à dire". Un "comité des sages" sera en outre "garant de la qualité de ce dialogue social".

D. L. avec AFP