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Comment BMW veut s'imposer sur le marché de la voiture électrique

La BMW i3 dispose d'une autonomie supérieure à ses concurrents.

La BMW i3 dispose d'une autonomie supérieure à ses concurrents. - -

Les ventes poussives des voitures 100% électriques ont conduit le constructeur allemand à renforcer l'autonomie de son modèle i3. Voici comment.

Le marché de la voiture électrique sera plus lent que prévu à démarrer. C'est le constat de Carlos Ghosn. Le patron de Renault - Nissan estime qu'il faudra 4 à 5 ans de plus pour que son groupe vende 1.5 million de véhicules à zéro émission de CO². A l'origine, cet objectif devait être atteint en 2016.

Principale raison de ce report : le retard dans le développement des infrastructures de recharge, seul moyen de résoudre le problème de la faible autonomie des voitures électriques. Pour contourner ce problème, BMW a développé sa propre solution.

Deux fois plus d'autonomie que la Renault Zoe

Le constructeur allemand a ainsi glissé un groupe électrogène dans sa voiture électrique. Dans le coffre de l'i3, un petit moteur, que BMW n'a pas été chercher très loin. Ce dernier équipe en effet deux des scooters vendus par le groupe.

Il sert de prolongateur d'autonomie, c'est à dire qu'il se met en route dès que l'autonomie de la batterie passe sous les 4 kilomètres. N’agissant pas directement sur la traction du véhicule, son rôle consiste à recharger la batterie. Il dispose d'un réservoir d'essence de 9 litres.

Ce dispositif permet de doubler l'autonomie de l'i3, qui atteint ainsi les 300 kilomètres. C’est deux fois plus que la Zoé de Renault. Au début du projet, BMW ne prévoyait pas un tel dispositif, mais les ventes poussives des modèles 100 % électrique ont vite convaincu le constructeur de trouver une solution pour augmenter l'autonomie de ce type de voitures. Il s’agit de la seule manière, selon BMW, de démocratiser ce genre de modèle.

Mathieu Sévin