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Cet héritier qui ne veut pas prendre le contrôle de BMW

Stefan Quandt (au centre) se voit obligé par la loi allemande de prendre le contrôle total de BMW.

Stefan Quandt (au centre) se voit obligé par la loi allemande de prendre le contrôle total de BMW. - Roslan Rahman - AFP

Après le décès de sa mère, Stefan Quandt se retrouve provisoirement à la tête de 34% du constructeur automobile. Mais il a demandé à ne pas prendre le contrôle de l’entreprise, comme la loi l’y oblige.

C'est une situation peu banale -et apparemment pas très confortable pour lui- qu'est en train de vivre Stefan Quandt. Ce presque quinquagénaire dont la famille est le premier actionnaire de BMW, a en effet demandé à la BaFin, l'autorité allemande de régulation financière, d'être exempté d'une règle qui l'obligerait à prendre le contrôle total du constructeur automobile.

Stefan Quandt et sa soeur aînée Susanne ont en effet hérité tous deux des droits de vote de leur mère, Johanna, décédée la semaine dernière à 89 ans. Ces droits représentent une participation de 16,7%, qui est créditée dans un premier temps en totalité à chacun des deux enfants, dans la mesure où ils sont hérité conjointement des droits de vote de leur mère.

Sa participation portée artificiellement à 34,19%

En attendant une répartition formelle de la fortune de sa mère, la part de Stefan Quandt dans le capital de BMW est ainsi passée artificiellement à 34,19%, soit au-dessus de la limite de 30% qui oblige, selon les règles en vigueur en Allemagne, un actionnaire à prendre le contrôle de la totalité d'une entreprise.

Stefan Quandt a donc demandé à la BaFin d'être exempté de cette règle. Selon son porte-parole, la mort de Johanna Quandt ne modifie en rien la participation totale de la famille, qui reste de 46,6%.

Y.D. avec Reuters