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Carlos Tavares: "PSA ne doit plus être le plus vulnérable, ni le dernier "

Carlos Tavares au moment de la présentation du plan "Back in the race", en avril dernier.

Carlos Tavares au moment de la présentation du plan "Back in the race", en avril dernier. - -

Le président du directoire de PSA fait le point sur la situation du groupe, trois mois après son arrivée à la tête de l'entreprise. Il estime ainsi, dans une interview au Figaro de ce samedi 12 juillet, que le constructeur est sur la voie du redressement.

Trois mois après son arrivée à la tête du groupe, Carlos Tavares l'assure: PSA progresse. Dans une interview au Figaro de ce samedi 12 juillet, le président du directoire du constructeur automobile, affirme que "cette entreprise [PSA, ndlr] est en crise et le restera tant qu'elle n'aura pas achevé son redressement économique".

"Mais elle n'est plus aujourd'hui en situation de crise émotionnelle", ajoute-t-il dans la foulée. Il rappelle alors les deux objectifs qu'il a fixés au groupe, à savoir une marge opérationnelle positive de 2% l'horizon 2016 et trois années consécutives de cash-flow opérationnels positifs à hauteur de 2 milliards d'euros.

"Lorsque ces critères seront atteints, alors là, oui, nous pourrons déclarer très officiellement et avec un très large sourire que la crise est terminée et que PSA peut passer à l'étape suivante.

"Je suis inquiet du désamour pour l'automobile en Europe"

Revenant sur le plan stratégique de PSA, "Back in the race" (De retour dans la course), présenté en avril dernier, Carlos Tavares affirme avoir d'abord pensé à l'appeler "Back in the game", avant de se raviser car "[son] ambition n'est pas seulement que PSA rattrape le peloton mais qu'il s'endurcisse, qu'il adopte un esprit de compétition pour doubler ses adversaires". Le groupe "ne doit plus être le plus vulnérable, ni le dernier ce qu'il est aujourd'hui", poursuit-il. Carlos Tavares assure ensuite que "nous percevons déjà les premiers résultats de cette stratégie, ce qui nous apporte de la sérénité".

Interrogé sur la meilleur tenue du marché automobile européen, le numéro un de PSA se montre très prudent. "Soyons réaliste! La courbe a simplement changé de sens. C'est une réaction humaine que d'y voir une victoire, mais nous en sommes très loin".

Et Carlos Tavares d'ajouter qu'"au-delà de la situation de PSA, je dois dire que je suis assez inquiet du désamour pour l'automobile en Europe".

"On l'accable de fardeaux qu'elle ne devrait pas avoir à porter. On pénalise le développement d'une industrie (...) par des mesures fiscales, des restrictions d'usages et des atteintes à la liberté d'utilisation".

J.M.