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Autolib débarque à Indianapolis

Comme les Parisiens, les Bordelais et les Lyonnais, les habitants d'Indianapolis, aux Etats-Unis, vont pouvoir circuler en véhicules électriques.

Comme les Parisiens, les Bordelais et les Lyonnais, les habitants d'Indianapolis, aux Etats-Unis, vont pouvoir circuler en véhicules électriques. - -

Rebaptisée Blue Indy, la voiture électrique du groupe Bolloré fait son entrée aux Etats-Unis ce 19 mai. Quelque 500 véhicules sont mis à la disposition des Américains, apparemment friands du système d'autopartage.

Jusqu'à présent connue pour son circuit de Formule 1, Indianapolis se met aux véhicules électriques. Ce 19 mai, Greg Ballard, maire de la ville de l'Indiana, et Vincent Bolloré, président du Groupe Bolloré, inaugurent la version locale de la Bluecar, rebaptisée pour l'occasion BlueIndy. Deux cents stations ont été installées et vont accueillir quelque 500 voitures accessibles en autopartage, pour un investissement de 35 millions de dollars.

Le système reprend les recettes qui ont fait son succès en France : la réservation d'un véhicule peut se faire en ligne ou via une application, et l'on peut opter pour un abonnement à l'année, au mois ou bien une utilisation au trajet.

BlueIndy répond en tout cas à une demande des habitants. "L'autopartage est en train de fortement se développer aux Etats-Unis. Un système comme Zipcar est déjà implanté dans de nombreuses villes américaines", explique Georges Ucko, chef du pôle automobile chez Ubifrance aux Etats-Unis.

La jeune génération moins attachée à la possession d'un véhicule

Le contexte est, en effet, tout à fait favorable aux développements de modes de transports alternatifs. "De manière générale, les villes américaines recherchent de nouveaux modes de transports car les systèmes de transports en commun sont assez peu développés", ajoute Georges Ucko.

De plus, les mentalités sont en train d'évoluer. Les jeunes américains sont moins attachés que les générations précédentes à la possession d'une voiture. Et surtout, ils sont souvent endettés à la suite de leurs études et n'ont pas toujours les moyens de s'acheter un véhicule.

Enfin, l'aspect environnemental est aussi un bon point. "L'autopartage électrique que propose Bolloré vient lui rajouter un élément essentiel qui est la limitation de la pollution dans les centres villes", souligne Georges Ucko.

C.C. avec BFM Business