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Alitalia va supprimer 1.900 postes

La compagnie aérienne va supprimer 1.900 postes.

La compagnie aérienne va supprimer 1.900 postes. - -

La compagnie aérienne transalpine en grande difficulté a conclu, ce vendredi 14 février, un accord avec les syndicats.L'équivalent de 1.900 postes devraient être supprimés.

La compagnie aérienne italienne Alitalia, en difficulté, est parvenue à un accord avec les syndicats sur les conditions de suppression de 1.900 postes. Un pacte qui devrait faciliter les négociations d'entrée à son capital de son homologue émiratie Etihad.

L'accord, conclu tard dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 février, a été annoncé par des représentants syndicaux et confirmé à l'AFP par la compagnie.

Il prévoit le recours à des mesures de chômage technique par rotation et à des contrats de solidarité pour l'équivalent de 1.900 postes à plein temps (sur environ 14.000 chez Alitalia), ainsi que des reclassements. L'accord devrait entrer en vigueur le 1er mars prochain, pour deux ans, après avoir été approuvé par le ministère italien du Travail.

Préserver le statut "européen" d'Alitalia

"L'objectif à court terme est de donner des certitudes aux salariés concernés, tout en faisant le maximum pour promouvoir la relance définitive d'Alitalia, également dans la perspective d'un partenariat imminent et que nous appelons de nos voeux avec Etihad", a commenté Francesco Alfonsi, le secrétaire général de l'organisation syndicale UGL Trasporto aereo.

Etihad Airways et Alitalia avaient confirmé, début février, être entrées dans la "phase finale du processus de vérification en vue d'un possible investissement d'Etihad Airways dans Alitalia".

Selon la presse italienne, Etihad envisagerait de prendre jusqu'à 49% du capital d'Alitalia, un seuil qui lui permettrait de préserver le statut "européen" de la compagnie, qui est porteur d'une série d'avantages.

Air France-KLM restera actionnaire

Selon l'administrateur délégué d'Alitalia, Gabriele del Torchio, l'accord conclu avec les syndicats est "un premier pas", mais qui devra être suivi d'un autre "sur le coût du travail". Le thème sera abordé la semaine prochaine, a-t-il indiqué.

Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, dont la part dans Alitalia est descendue de 25 à environ 7% à la suite de son refus de participer à une récente augmentation de capital, restera quoiqu'il en soit actionnaire d'Alitalia, a estimé Gabriele del Torchio.

"Il y a des accords de long terme, celui de partenariat commercial dure jusqu'en 2017. Nous avons parlé avec eux, nous n'aurons pas de problèmes", a-t-il assuré.

M. K. avec AFP